En ce jour anniversaire de Corse Net Infos, la ligue des droits de l’Homme Corsica salue le rédacteur et l’ensemble des personnes qui ont contribué à la naissance et au développement de ce média d’information. En 15 années, CNI a su s’imposer par la force de votre engagement comme un média de référence sur la scène journalistique insulaire. Sa présence contribue au pluralisme de la presse et donc au développement démocratique de notre espace public. Pour notre part, nous pouvons témoigner de l’accueil et de l’intérêt que vous avez toujours porté à notre parole, ni plus ni moins que d’autres paroles. Merci d’avoir tenté cette expérience, merci d’exister. Longue vie à Corse Net Infos.
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jeudi 12 mars 2026
vendredi 27 février 2026
Prison d’Ajaccio : une situation d’urgence
samedi 14 février 2026
Hôpital public, ESAT, ADAPEI, ils font grève pour nos droits.
Les personnels de ces établissements médico-sociaux situés à Ajaccio se sont engagés dans des grèves longues. La LDH Corsica leur apporte son soutien et appelle à la solidarité avec l’ensemble de ces personnels. Au centre hospitalier, les personnels des urgences dénoncent les conditions indignes d’accueil et d’accompagnement imposées aux personnes en attente de soins. Nous sommes nombreux à pouvoir témoigner de cette réalité. Ce sont aussi les brancardiers qui se mobilisent contre le mépris de leur direction alors qu’ils dénoncent une déshumanisation de leur profession qu’entraînerait une réorganisation numérique de leur travail. A l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) et à l’association départementale de parents et d'amis des personnes handicapées mentales (ADAPEI) qui s’occupent des personnes porteuses de handicap, le manque de moyens et la précarisation des emplois étaient au centre d’un conflit qui a duré également plusieurs jours. Il est temps de redonner droit de cité au dialogue social et au respect des personnels et des publics concernés dans ces établissements.
Ajaccio, le 14 février 2026
mercredi 4 février 2026
Communiqué "Aider, secourir, former"
La protection civile de
Corse et l'Association départementale des radioamateurs au service de la
sécurité civile 2A ont été visées par des actes de malveillance. La LDH
Corsica apporte son entier soutien aux deux associations ainsi qu’à
leurs membres.
Elle ne peut que partager leur incompréhension et
leur indignation face aux dégradations qu’elles ont subies et qui
mettent à mal leur mission bénévole de secours à la population, souvent
aux personnes les plus vulnérables. A juste titre, la Protection Civile
de Corse rappelle sa devise « Aider, secourir, former ». Quelle inconscience peut s’en prendre à celles et ceux qui donnent de leur temps pour la solidarité ?
mardi 13 janvier 2026
Assassinat de Alain ORSONI
L’assassinat
d’Alain Orsoni s’inscrit sur la liste toujours plus longue des
personnes assassinées, une liste sans cesse conclue par des points de
suspension. A Frédérique, à ses enfants, à son frère, à leurs proches,
la ligue des droits de l’Homme présente ses plus sincères condoléances.
Alain Orsoni a été abattu au milieu des siens, lors de l’enterrement de
sa mère. Il n’y a donc plus d’endroits, plus de moments à respecter dans
notre société. D’autres assassinats nous ont dit déjà que ceux qui
tuent ne respectent personne, ni les familles, ni les enfants. Combien
de fois avons-nous vécu et revécu des temps d’effroi face à la brutalité
des tueurs. Pour eux, notre société n’est qu’un décor peuplé de
figurants. A force, les mots nous manquent. Nous vivons une violence de
plus en plus indicible. Que se passe-t-il pour que nous soyons ainsi
égarés, les mots hésitants, la conscience profondément troublée ?
Nous
en appelons avec raison à l’Etat pour qu’il agisse et qu’il nous aide à
comprendre. Dans le même temps, certains érigent des tribunaux
populaires. Ils transforment les victimes en coupables et tendent à
justifier l’adage selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu. Leur
bruit et leurs rumeurs font obstacle à ce qui s’impose comme une
évidence vitale. Nous devons dire non, haut et fort, aux exécutions
sommaires, à toutes les exécutions sommaires. Car se substituer ainsi à
la parole des juges, c’est faire obstacle à toute prise de conscience au
profit de querelles cyniques.
Dénoncer régulièrement, comme
depuis 25 ans, la loi des armes, l’argent à tout prix, les haines
malaxées par le temps en vengeances, la loi du sang… n’a jamais suffi.
L’exercice de la citoyenneté n’est pas la seule responsabilité de
l’Etat. Elle est aussi celle de la société elle-même. Par nos paroles,
nos gestes et nos engagements, soyons chacune et chacun responsables de
toutes et de tous.
Ajaccio, le 13 janvier 2026
France 3 Corse Via Stella + France 3 Corse Corsica sera 13/01
Corse-Matin 14/01
«Il est temps de poser des repères» : après l’assassinat d’Alain Orsoni, la société corse entre prudence et sursaut Réservé aux abonnés
Deux jours après la mort de l’ancien dirigeant nationaliste, abattu lundi 12 janvier dans le sud de l’île, les réactions publiques sont peu nombreuses mais certaines associations dénoncent la violence mafieuse ou appellent à refuser les logiques de vengeance.
Photo - Le président autonomiste du conseil exécutif de l’île, Gilles Simeoni, lors
de la manifestation antimafia à Ajaccio, en Corse, le 15 novembre 2025.
(Grichka Beysson-Leandri/Hans Lucas. AFP)
Par Samuel Ravier-Regnat envoyé spécial en Corse Publié le 14/01/2026 à 17h42
Est-ce la peur des représailles ? Une forme de
malaise au moment de saluer la mémoire d’un personnage controversé, lié à
l’univers sanglant du grand banditisme local ? Deux jours après l’assassinat spectaculaire de l’ancien dirigeant
nationaliste corse Alain Orsoni dans son village de Vero, en
Corse-du-Sud, lundi 12 janvier, les réactions publiques restent discrètes. Le
président autonomiste du conseil exécutif de l’île, Gilles Simeoni, a certes
dénoncé un crime qui «s’inscrit dans le sinistre cortège de drames et
d’homicides qui endeuillent des familles» et «participe d’une pression
mafieuse». Mais les principaux collectifs antimafia ont gardé le silence. «Il
est trop tôt pour pouvoir être audible», explique une figure militante
locale. L’enquête, pilotée par le tout nouveau Parquet national anticriminalité organisée en
cosaisine avec la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, commence
à peine, et le tueur n’a pas encore été identifié.
Des voix s’élèvent, cependant, pour dénoncer la
violence. Pour rejeter, aussi, le récit émergent selon lequel les circonstances
de l’assassinat d’Alain Orsoni – tué dans un cimetière alors qu’il assistait
aux obsèques de sa mère, pour lesquelles il était revenu expressément de son
exil au Nicaragua – constitueraient une violation d’un prétendu code d’honneur
de la mafia corse. «Dire ça, c’est suggérer qu’il y a une forme de
romantisme dans les meurtres. Mais ce n’est pas vrai. La mafia n’a pas de codes
ni de morale. Elle veut juste obtenir des résultats», souligne auprès de Libération
Dominique Yvon, représentant de la plateforme citoyenne de Corse et ancien
référent sur l’île de l’association Anticor.
110 homicides depuis 2015
«On a déjà eu souvent, en Corse, des situations
qui relèvent de l’insupportable», renchérit
André Paccou, délégué de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) en Corse. Et
d’insister : «Rien que sur l’année dernière, un père a été assassiné devant
son enfant et une jeune fille de 17 ans a été tuée parce que confondue
avec son compagnon, dont elle avait emprunté la voiture. Il
n’y a pas de graduation, seulement une répétition de violence criminelle qui
est traumatisante pour toute la société.» Selon le ministère de
l’Intérieur, 110 homicides ont été perpétrés en Corse depuis 2015, dont 50
règlements de compte – ce qui fait de l’île, au regard de sa population, le territoire le plus criminogène de France métropolitaine.
Face à cette flambée de violence, la société
insulaire a tenté de se mobiliser. Des collectifs antimafia ont vu le jour. Des manifestations ont été organisées à Ajaccio
et à Bastia en mars et en novembre 2025. A la fin du mois d’octobre, les élus
de l’Assemblée de Corse ont approuvé la création d’une commission de lutte
contre «les pratiques mafieuses», chargée notamment d’«améliorer les
dispositifs existants et en proposer de nouveaux sur le plan législatif et
réglementaire». Depuis le mois de septembre, des sessions de prévention,
destinées à limiter l’influence des réseaux criminels et appelées «cours
antimafia», sont proposées aux collégiens corses.
«Message»
Dans ce contexte, explique la figure militante
citée plus haut, «cet assassinat est important dans ce qu’il envoie comme
message après toutes les avancées de l’année 2025». Ainsi, selon
l’association la Plateforme citoyenne de Corse, le signal envoyé par les
assassins d’Alain Orsoni «s’adresse d’abord au camp directement visé, [mais]
aussi à l’ensemble du “milieu” : affirmation d’une présence, d’une capacité
d’action intacte, d’une prétention à contrôler les équilibres par la violence».
Le cardinal François Bustillo, évêque d’Ajaccio, a lancé ce mercredi 14 janvier sur France Inter «un appel très fort, confiant, à tous les Corses, à la paix, pour arrêter ce cycle mortifère de violence». «Je ne peux pas accepter que la Corse cède à ses démons. L’île de Beauté ne doit pas montrer sa laideur, mais vraiment toute sa splendeur», a-t-il déclaré. «La société corse doit maintenant réfléchir aux mécanismes qui font qu’on se retrouve dans cette situation, relève André Paccou, de la LDH. Il est temps de se poser des questions sur le développement de la rente touristique ou l’usage des armes, par exemple. Il est temps aussi de poser collectivement des repères. Il faut dire non à la vengeance et aux exécutions sommaires, qu’importe qui est la victime.»
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Présence de la section aux côtés de la famille aux obsèques de Alain Orsoni
jeudi 8 janvier 2026
Report de la réunion de samedi 10 janvier à Corte
La LDH présente ses vœux à chaque Corse et souhaite que l’année 2026 soit porteuse de fraternité sans laquelle il ne peut y avoir de communauté de destin. U dirìttu à a felicità per ognùnu !
La LDH de Corse a le regret de vous annoncer le report de la rencontre-débat autour de son livre « La Corse à présent – Emancipation, mondialisation et questionnement identitaire » prévue ce samedi 10 janvier avec la participation des personnes et organisations qui ont contribué à cet ouvrage. Les conditions météorologiques s’imposent à nous. Nous organiserons cet échange après la période hivernale et après les élections municipales pour ne pas inscrire notre démarche dans le cadre de la campagne pré-électorale qui légitimement va s’intensifier.
Avec les contributeurs, la LDH organisera l’échange autour de son livre au printemps. Nous pourrons enrichir nos réflexions sur la « Corse à présent » en y intégrant le résultat des élections mais aussi en prenant en compte les conséquences des choix budgétaires nationaux dans les domaines sociaux notamment, les évolutions du débat institutionnel, la situation internationale de plus en plus inquiétante …
Depuis sa parution, il y a un peu plus d’un mois, plus de 300 exemplaires de notre livre ont été vendus. Dans l’attente de nous voir, nous proposons à nos lectrices et à nos lecteurs de nous fait part de leur avis sur le livre à l’adresse ldhcorsica@gmail.com
samedi 3 janvier 2026
Hommage à Dominique BUCCHINI
Dominique Bucchini nous a quittés. Il aura marqué de son empreinte l’histoire contemporaine de la Corse, l’histoire de ses luttes d’émancipation. Communiste, il avait chevillés au corps la justice sociale et un engagement pour l’égale dignité de chacun et de chacune. Corse, il était militant de notre langue et de notre culture dans ce qu’elle porte de respect de l’Autre et d’aspirations démocratiques. Que sa mémoire nous accompagne et nous guide dans ces temps d’inquiétude et de violences. A son épouse, à ses enfants, la ligue des droits de l’Homme présente ses plus sincères condoléances ainsi qu’à ses camarades.
dimanche 28 décembre 2025
vendredi 26 décembre 2025
"La Corse à présent. Émancipation, mondialisation et questionnement identitaire." Présentation du livre coédité par la section et les éditions Albiana sur France 3 Corse Via Stella
Reportage France 3 Corse Via Stella - Interview d’André Paccou
Humanisme, défense des libertés publiques, lutte contre le racisme, question sociale, les thématiques abordées dans l'ouvrage dirigé par André Paccou, le président de la LDH Corse, sont multiples. "La Corse à présent" rassemble une trentaine de contributeurs (syndicats de salariés, membres de la société civile, bâtonnier Sollacaro), qui visent à susciter le débat au sein de la société insulaire.Un vaste champ de débats politiques, souvent enflammé. C'est de cette manière que la Corse est présentée dans le nouvel ouvrage dirigé par André Paccou. Le président de la section Corse de la Ligue des droits de l'homme veut ainsi agiter le débat public insulaire dans un contexte de retour d'idéologie qu'il qualifie de "néolibérale et d'extrême droite".
lundi 22 décembre 2025
Communiqué - Mort de Muhamed Gueye
Muhamed Gueye, jeune homme de 26 ans, est mort ce samedi 20 décembre, tué par la police sur le cours Napoléon à Ajaccio, sous les yeux de nombreux témoins. Son attitude agressive, la menace d’un couteau avaient provoqué frayeur et émotion. Nous saluons le courage des personnes qui se sont interposées en défense et en protection des autres personnes présentes.
Une enquête est ouverte pour tentative d’homicide aggravé et pour homicide volontaire aggravé. Il s’agira de déterminer si l’auteur des coups de feu était en situation de légitime défense. La ligue des droits de l’Homme sera attentive à l’établissement des circonstances de la mort du jeune homme.
Muhamed Gueye, arrivé étudiant en France aurait, au vu des informations données sur un récent séjour en hôpital psychiatrique, assurément nécessité d’un suivi médical. Mais ce suivi comme l’hébergement et l’accompagnement social des précaires sont gravement fragilisés par des restrictions budgétaires et le recul des moyens de lutte contre la précarité que ne cessent de dénoncer les associations de secours aux personnes. Il y a urgence à aider et sauver les personnes qui en ont besoin, que ce soit pour se soigner ou pour se loger, avant que ne se produise l’irrémédiable.
La LDH exprime sa solidarité à toutes les personnes choquées par ce qu’elles ont vécu lors de ce drame. A la famille, aux amis de Muhamed Gueye, elle présente ses condoléances et les assure de son soutien dans la recherche de la vérité.





