Nous parvenons au terme du débat sur la réforme institutionnelle de la Corse conséquence de la situation émeutière qui a ébranlé notre société ainsi que l’Etat à l’annonce de l’assassinat d’Yvan Colonna. La LDH nationale en lien avec la LDH Corsica se sont impliquées dans ce débat. Une délégation a été reçue par les commissions du Sénat et de l’Assemblée nationale en charge de ce dossier. Elle a soutenu le projet d’une autonomie qui implique un pouvoir législatif donné à l’Assemblée de Corse et donc plus de responsabilités des Corses dans le choix de leurs élu·e·s. Ce pouvoir législatif est nécessaire particulièrement dans les domaines du développement et de l’aménagement durables de notre île. Il doit évidemment être placé sous le contrôle du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel. Il ne peut énoncer des mesures régressives en matière sociale et environnementale. Pour être effectif, il doit se fonder sur des politiques publiques définies dans le PADDUC notamment, qui réduisent les dépendances de la Corse en matière économique, par exemple en visant une autonomie énergétique et alimentaire, en lien avec les besoins des Corses et de leurs territoires. La LDH soutient également la proposition d’une inscription dans la Constitution de la reconnaissance du peuple corse, composante du peuple français, reconnaissance adoptée par l’Assemblée nationale en 1991. Enfin, elle considère la consultation des Corses sur cette réforme comme une exigence démocratique. Pour la LDH, la réforme institutionnelle devra permettre de sortir des logiques de rapports de force et de cycles de violence et de répression. Dans ses relations avec l’Etat mais aussi pour elle-même, la société corse a besoin d’apaisement. Elle y aspire."
Pages
- ACCUEIL
- TEXTES DE REFERENCE DE LA LDH CORSICA
- DOSSIERS
- Rapports d'activités de la section
- Huit heures pour la solidarité - 2007/2012
- Fusillés de la Guerre 1914-1918
- Solidarité avec la section LDH de Bayonne
- Solidarité avec la Section LDH de Nouvelle-Calédonie
- Vidéos - archives
- "Appel contre les assassinats et la loi de la jungle"- 2013
- "Droit de vote 2014"
- Etat d'urgence - 2015/2017
- Etat d'urgence sanitaire - 2020
- Pour la démocratie et les libertés : Non au fichage généralisé
- "Islamo-gauchisme" : stopper la confusion et les polémiques stériles
- La rubrique de Francine DEMICHEL, professeur de droit à la retraite, membre du bureau, présidente d'honneur de la section corse de la LDH
- RETOURS SUR L'HISTOIRE DE LA LDH suite aux accusations du gouvernement
"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut
mardi 2 juin 2026
jeudi 28 mai 2026
Manifestation de Scola Corsa à Bastia : pour la LDH, la langue corse, un socle de notre communauté de destin
Partie prenante de la délégation de Scola Corsa reçue par les préfets de Corse et de Haute-Corse le 28 avril dernier, la LDH Corsica est notamment intervenue sur le recours administratif du préfet de Corse concernant le financement de ces écoles. Elle considère encore aujourd’hui que les parties mises en cause par ce recours n’ont pas fauté, et par conséquent ne sont pas punissables.
La réponse à la question du
plurilinguisme en France n’est pas un enfermement dans des procédures
judiciaires, qui visent aussi d’autres langues régionales. Elle se trouve dans la définition d’un nouveau
droit qui protège ces langues dont le corse et qui garantisse leur usage par la
mise en œuvre de nouvelles politiques publiques dans l’esprit de la charte
européenne des langues régionales ou minoritaires que la France n’a toujours
pas ratifiée.
C’est cette nécessité d’une
protection par le droit que la LDH a de nouveau rappelée lors de sa prise de
parole le 28 avril devant la préfecture d’Ajaccio ainsi que sa vision pour la
Corse : la construction d’une société bilingue sans discrimination, pour
toutes les personnes qui résident ici durablement quels que soient leur lieu de
naissance ou leurs origines. La langue corse est en effet un bien commun et un
socle de notre communauté de destin.
Aussi, la LDH appelle à la
vigilance quant à la présence de l’extrême-droite dans cette mobilisation. Le
corse ne peut être instrumentalisé à des fins de discrimination et de
xénophobie.
Par ailleurs, la LDH observe
que l’Education nationale poursuit, notamment dans le primaire, la
généralisation de l’enseignement bilingue français-corse suivant une méthode dite classique avec « parité
horaire en langue corse et en langue française » ou suivant une méthode
dite immersive proposant « un cursus spécifique intensif ».
Dans le même temps, le
service public de l’Education nationale subit des maltraitances avec des
suppressions de postes. On ne peut ignorer que cet état de fait pourrait induire
une mise en concurrence entre Scola Corsa, école privée, avec l’école publique
et donc le risque d’une division entre Corses, ce qui affaiblirait le combat à
partager, celui de sauver la langue corse considérée comme en danger par
l’UNESCO.
Défendre cette langue nous
impose de défendre le service public et de promouvoir au sein de la société corse
les initiatives associatives : Scola Corsa, Parlemu Corsu, l’Adecec,
l’associu Scopre… qui permettent de démultiplier les espaces de partage et
d’immersion linguistiques contemporains. Tel est le sens de la participation de
la LDH Corsica à la manifestation à l’appel de Scola Corsa ce samedi 30 mai à
Bastia.
_____________________________________
La section présente à la manifestation. André Paccou, délégué de Corse, était dans la délégation reçue en préfecture :
Extrait de l’article du site de France 3 Corse Via Stella - 30/05/2026 :
"Suivez en direct la mobilisation :
16h20 : Une délégation est reçue par le préfet. Elle est composée du sénateur
de la Haute-Corse Paul-Toussaint Parigi, du maire de Bastia Gilles Simeoni, du
député de la Haute-Corse Michel Castellani, du président de la Ligue des Droits
de l'Homme de Corse André Paccou, du président de Scola Corsa Ghjiseppu
Turchini et de Jean-Pierre Luciani du STC Education.
16h10 : Le cortège est arrivé devant la préfecture de Haute-Corse…
16h : Selon les dernières estimations, 1 700 personnes sont présentes selon les
services de police, 3 000 selon les organisateurs.
15h20 : Environ 1 500 personnes ont fait le déplacement pour soutenir Scola
Corsa…
Des représentants associatifs, notamment de la Ligue des Droits de l'Homme de
Corse, se trouvent aussi dans le cortège." France 3 Corse Via Stella
mercredi 27 mai 2026
La section présente au 93e congrès de la LDH à Rennes
Nous saluons l'élection de Nathalie TEHIO, pour son deuxième mandat de présidente de la LDH.
Débats et votes
vendredi 15 mai 2026
Soutien aux personnels de la Poste de l'Ile Rousse en grève depuis 15 jours
Nous apprenons que le rassemblement prévu demain est annulé.
La LDH présente au rassemblement aux côtés des postiers de l'Ile Rousse le 16 mai
La LDH apporte son soutien aux personnels de la Poste de l'Ile Rousse en grève depuis le 5 mai pour leurs conditions de travail et la demande de création d’un poste de facteur.
Elle sera présente au rassemblement samedi 15 mai à l'Ile Rousse à l'appel de la CGT de la Poste de Haute-Corse.
Cette demande correspond aux besoins d'un service postal de proximité pour une population en augmentation, service aujourd'hui mis en difficulté comme tant d'autres missions de service public en Corse.
La LDH exprime son entière solidarité avec les personnels mobilisés pour leurs droits et un égal accès à des services publics qui répondent aux besoins de toutes et tous.
Ajaccio, le 15 mai 2026
lundi 11 mai 2026
La LDH aux côtés des salarié·e·s de l'ADMR
La LDH est aux côtés de tous les salarié·e·s du secteur médico-social dont les conditions de travail se précarisent de façon particulièrement inquiétante alors qu'ils sont elles-mêmes et eux-mêmes en charge des personnes les plus vulnérables et précaires au sein de notre société.
Après les personnels hospitaliers brancardiers et urgentistes, les associatifs de l'accueil et hébergement d'urgence, les salarié·e·s de l'ESAT, ce sont les personnels de l'ADMR qui dénoncent les conditions dégradées qui leur sont imposées.
Les solidarités syndicales et associatives sont essentielles alors que de trop nombreux personnels de ce secteur sont malmenés dans leurs missions de soutien et d'aide indispensables aux personnes en situation de fragilité sociale ou médicale.
samedi 9 mai 2026
Projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis
Soutien de la section à la projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis sur les enfants non accompagnés.
La section représentée par Patrizia Poli et Marie-Anne Acquaviva présente à la projection à Bastia. Patrizia et Marie-Anne ont échangé avec le réalisateur Thomas Ellis sur l'urgence de ce combat pour l'intérêt supérieur des enfants quelles que soient leurs origines.
Tout va bien
Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescents ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie.Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue. "Tout va bien " répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer…
Bande annonce:
https://www.youtube.com/watch?
Tout va bien est sous le haut-patronage du ministère de l'Éducation Nationale.
Le film est accessible aux enfants à partir de 12 ans.
Un dossier pédagogique complet est disponible pour prolonger la réflexion en famille après la projection:
lundi 4 mai 2026
vendredi 1 mai 2026
1er mai - La section aux côtés des syndicats à Ajaccio et Bastia
"En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels."
mercredi 29 avril 2026
La section présente aux côtés de Scola Corsa
La section a participé aux rassemblements à l'appel de Scola Corsa à Ajaccio et Bastia ce mardi 28 avril.
La LDH était représentée par André Paccou dans la délégation de Scola Corsa reçue en préfecture par le préfet de Corse, le préfet de Haute-Corse et le recteur.
Corse-Matin 29/04 :
Déclaration
de la LDH Corsica –
Présence aux rassemblements de Scola Corsa à Ajaccio et Bastia le 28 avril 2026
Il y a près de 25 ans, la LDH appelait à la
nécessité d’un nouveau droit linguistique. Elle s’exprimait en ces
termes : « Il s'agit de donner enfin droit de cité à la langue corse
dans sa société d'origine. L'instauration d'une égalité de traitement entre le
corse et le français dans l'espace public insulaire répond à cette exigence de
justice. L'institutionnalisation d'un bilinguisme n'interdit aucun accès à cet
espace public pour les non-corsophones. Les apprentissages linguistiques qui
sont de puissants facteurs d'intégration doivent être développés. La
généralisation d'un enseignement bilingue à l'Ecole et une véritable politique
publique de l'apprentissage du corse par la formation continue répondent à des
exigences de démocratisation en mettant en perspective une égalité d'accès à
ces apprentissages pour tous. Ils développent aussi une culture pluri linguiste
porteuse d'universalité ». (2002 - Un chantier républicain)
A-t-on avancé depuis ? La France n’a
jamais ratifié la Charte européennes des langues régionales ou minoritaires
entrée en vigueur en 1998. Le Conseil constitutionnel a motivé ce refus par les
atteintes que la Charte porterait aux principes constitutionnels
d’indivisibilité de la République et d’unicité du peuple français. L’attribution de
« droits spécifiques à des « groupes » de
locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l'intérieur de "territoires" dans
lesquels ces langues sont parlées »
était particulièrement ciblée. Il est vrai qu’une langue ne vit pas au sein
d’un groupe humain mais de manière solitaire en soliloquant !
En 1992, le rapport explicatif de la Charte
européenne des langues régionales ou minoritaires rappelait cette exigence
démocratique d’un exercice desdites langues dans toute la société,
enseignement, médias, monde judiciaire et administratif, vie économique et
sociale, secteur culturel, pour compenser les conditions défavorables qui leur avaient
été réservées dans le passé et pour leur donner la possibilité de se maintenir,
de se développer.
Alors a-t-on avancé depuis ? Une réponse
s’impose : la langue corse n’a toujours pas de véritable reconnaissance en
droit et par voie de conséquence les libertés de s’exprimer et de penser s’en
trouvent altérées car il existe un lien entre chaque langue dans le monde et ces
libertés.
La langue corse n’est pourtant pas interdite.
Elle peut être la langue des relations privées. Concernant les relations
publiques, elle peut y être tolérée, ce qui signifie être à tout moment
interdite. Nous pensons ici à son usage à l’Assemblée de Corse.
C’est pourquoi il faut que la langue corse soit
reconnue en droit car seul le droit protège.
C’est dans ce contexte que la LDH situe les
enjeux de Scola Corsa, de son existence et de son développement. Tolérée un
temps, Scola Corsa est aujourd’hui menacée, non pas par le préfet qui applique
le contrôle de légalité, mais par l’absence d’un droit linguistique.
Au regard de ce défaut d’un droit à la
langue, la transmission de la langue corse en tant qu’objet social telle que la
porte la pédagogie par immersion, peut être tolérée un jour et interdite le
lendemain.
Par ailleurs, la LDH recourt à deux autres
arguments pour renforcer son soutien à Scola Corsa et ses écoles d’enseignement
immersif, établissements privés certes mais qui ont aussi fait le choix de la
gratuité de leur enseignement ainsi que le choix de la laïcité à l’image du
service public de l’Education nationale.
Il est temps que la République française
accueille en son sein les langues dites régionales ou minoritaires. Il est
temps qu’elle garantisse leur existence et leur développement, et donc leur
transmission par le droit. Cela reste un combat démocratique à mener.
Dans l’immédiat, il est essentiel de sortir
d’une situation de contentieux et de risques de tensions renforcées. La LDH en
appelle à un dialogue entre les parties concernées – Etat, Académie,
Collectivité de Corse et Scola Corsa.
ARRITTI 14 mai 2026 :
mardi 28 avril 2026
Communiqué - Israël-Palestine - Pour que la Corse soit fidèle au message des justes
Communiqué signé nommément par l'ensemble des membres du bureau de la LDH Corsica
"Pour que la Corse soit fidèle au message des justes
Début mai, pendant trois jours, Terra Eretz Corsica Israël organise un « week-end exceptionnel en Corse », un « Shabbat plein » à Bastia. Nous connaissons les positions de soutien sans limite de cette association au gouvernement israélien actuel et ses ministres ultrareligieux et d’extrême-droite qui ne conçoivent pour la protection du peuple israélien que l’usage de la force.
Nous craignons que cette manifestation ne serve de tribune au soutien à la famine et au génocide en cours à Gaza, à la colonisation de la Cisjordanie soumise aux violences de milices israéliennes d'extrême-droite, à la guerre au Liban et toujours plus de conquêtes par l’armée israélienne du territoire de ce pays.
Nous avons condamné de manière absolue les massacres du 7 octobre 2023 et dit que leurs responsables, le Hamas, doivent être traduits devant la justice internationale. Nous condamnons avec la même force et les mêmes conséquences les bombardements du Hezbollah visant Israël. Nous ne pouvons nous taire devant les violences commises par Israël contre les populations civiles palestiniennes et libanaises, des dizaines de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes tués. Nous disons que les responsables de ces violences doivent également répondre de leurs actes devant la justice internationale.
Il existe un chemin pour la paix. Il passe par la reconnaissance d’un Etat palestinien afin que soit assurée la sécurité d’Israël.
Nous ne voulons pas que la Corse se transforme en base arrière du conflit au Proche-Orient à cause de la diffusion d’idéologies belliqueuses. Si nous voulons rester fidèles au message des justes, celui d’une unité, l’humanité, la Corse ne peut servir de tribune à des agitations guerrières. Nous le demeurerons si nous soutenons le droit des Palestiniens à vivre dans un Etat en toute liberté et le droit des Israéliens à vivre dans leur Etat en toute sécurité."
Le bureau de la LDH section de Corse :
Jean-Claude Acquaviva, Marie-Anne Acquaviva, Marie-Josée Bellagamba,
Antonin Bretel, Frédérique Campana, Jean-François Casalta,
Jean-Sébastien de Casalta, Hichame Karaa, Christine Mattei-Paccou,
Gérard Mortreuil, André Paccou, Patrizia Poli, Elsa Renaut, Sampiero
Sanguinetti
Ajaccio, le 28 avril 2026
Corse-Matin 9 mai
















