lundi 15 juin 2026

La section participait à la Marche des fiertés organisée par l'Arcu ce samedi 13 à Ajaccio


La section représentée dans le cortège :

L'appel à la Marche des fiertés de l'Arcu et ses signataires :

Corse-Matin 14 juin : 



Prise de parole de la section :

Pour la 4ème année, la LDH se félicite de l’organisation par l’ARCU de cette Marche des fiertés qui nous réunit, associations, syndicats et au-delà.
Ce qui nous rassemble, ce sont nos combats et engagements pour l’égalité de toutes et tous.
Il est important de nous rendre visibles, de nous faire entendre.
Si nous sommes ici, c’est parce que nous sommes convaincus qu’une société qui permet des discriminations est invivable, que les idéologies qui promeuvent ou normalisent les inégalités sont dangereuses.
Ensemble nous refusons l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie, la biphobie, tout ce qui atteint, agresse, opprime, persécute les personnes à raison de leur orientation sexuelle, de leur identité ou expression de genre.
La LDH rappelle qu’elle était partie civile dans une affaire de guet-apens homophobe à Ajaccio dont les mis en cause reconnus coupables étaient mineurs au moment des faits. Nous le savons les guet-apens homophobes et transphobes font partie des agressions qui inquiètent particulièrement les associations LGBTIQA+. Il y en aurait eu un tous les 4 jours en 2025.
Sur cette question, on cite l’avis de la CNCDH de mars 2026 portant sur le « plan national contre la haine et les discriminations anti LGBTQIA + » qui aurait dû être mis en place depuis 2023. La CNCDH indique que parmi les 117 mesures prévues, à peine 20% ont été mises en œuvre et c’est le domaine de l'éducation qui a été particulièrement négligé. La CNCDH souligne que L’Etat délègue au milieu associatif son action de lutte contre les discriminations anti LGBTQIA + mais sans donner de moyens suffisants. Pire la CNCDH dénonce un « chantage à la subvention » et rappelle que « le financement public ne peut viser à réduire au silence ou à la discrétion des revendications des associations. »
Il nous faut continuer à nous battre pour l’effectivité des droits.
Autre sujet : la nécessaire solidarité avec les personnes LGBTIQA+ en danger dans le monde. Les régressions en Europe, comme en Italie sont inquiétantes. Mais aux USA, nous le savons, les décrets de Trump autorisent les violences transphobes. En Russie, les organisations qui défendent les droits LGBTIQA+ sont poursuivies comme terroristes. Sur le continent Africain, l’homosexualité est illégale dans 63 pays. Tunisie, Sénégal, Ghana …, Niger, ces jours-ci. Et c’est la peine de mort qui est encourue dans 12 pays.
La FIDH dénonce l’héritage colonial des phobies LGBTIQA+ rappelant que les lois coloniales pénalisaient l’homosexualité. Un expert de l’ONU souligne que dans les cultures précoloniales « la diversité était la règle ».
C’est au Sénégal qu’un ressortissant français est actuellement détenu pour « acte contre nature ».
Pourtant, c’est au Sénégal qu’existait au XIXe une figure de diversité, le statut de "gòor jigéen » qui signifie littéralement « homme femme » en wolof. Ce mot a pris ensuite le sens d’homosexuel. Mais aujourd’hui, il est employé comme une injure.
Cette question pour dire qu’il nous faut combattre pour le respect du droit d’asile, assurer la protection et l’accueil des personnes en danger pour leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.
La LDH Corsica était heureuse d’apprendre, l’année dernière, que le droit d’asile avait été accordé à un jeune homme d’origine togolaise qu’elle avait accompagné, parce qu’en danger dans son pays d’origine à raison de son orientation sexuelle. Jeune homme que la préfecture de Haute-Corse avait pourtant mis sous OQTF puis placé en centre de rétention.
Des victoires sont possibles et il n’y a pas de petite victoire quand il s’agit de donner plus de droits, plus d’égalité.
La LDH le rappelle : les formes de discrimination, d’oppression à l’encontre des identités diverses, des expressions de genre s’appuient sur un modèle normatif patriarcal, sur des logiques de domination et de prédation qui ne reconnaissent pas l’altérité et assignent à des catégories.
Il est important d’être ensemble pour porter l’émancipation face aux normes sociales excluantes, aux ordres moraux et autoritaires que les idéologies d’extrême-droite revendiquent avec leurs conséquences.
Il reste beaucoup à faire en matière d’éducation, d’éducation à la diversité, à la rencontre, à l’égalité.
Car, nous terminons avec Amin Maalouf, « C’est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances et c’est notre regard aussi qui peut les libérer. […] Ce qui est meurtrier, c’est de définir son identité contre l’autre ».

mercredi 3 juin 2026

Solidarité avec l'ESAT U Licettu d'Ajaccio

 La LDH Corsica exprime de nouveau sa solidarité avec les personnels et bénéficiaires de l'ESAT (Établissement et service d’accompagnement par le travail) U Licettu mobilisés maintenant depuis plusieurs semaines. Avec les familles, exprimant leur incompréhension, ils demandent la levée de sanctions disciplinaires prises à l'encontre de deux personnes salariées de l'établissement. La LDH soutient leur demande de levée de ces sanctions pour la sérénité de toutes et tous au sein de l'ESAT. Il nous faut saluer le rôle essentiel de ces personnels au service des personnes en situation de handicap.

Corsenetinfos

mardi 2 juin 2026

La LDH et la réforme institutionnelle de la Corse : le choix des mots pour un apaisement durable

« Nous parvenons au terme du débat sur la réforme institutionnelle de la Corse conséquence de la situation émeutière qui a ébranlé notre société ainsi que l’Etat à l’annonce de l’assassinat d’Yvan Colonna. La LDH nationale en lien avec la LDH Corsica se sont impliquées dans ce débat. Une délégation a été reçue par les commissions du Sénat et de l’Assemblée nationale en charge de ce dossier. Elle a soutenu le projet d’une autonomie qui implique un pouvoir législatif donné à l’Assemblée de Corse et donc plus de responsabilités des Corses dans le choix de leurs élu·e·s. Ce pouvoir législatif est nécessaire particulièrement dans les domaines du développement et de l’aménagement durables de notre île. Il doit évidemment être placé sous le contrôle du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel. Il ne peut énoncer des mesures régressives en matière sociale et environnementale. Pour être effectif, il doit se fonder sur des politiques publiques définies dans le PADDUC notamment, qui réduisent les dépendances de la Corse en matière économique, par exemple en visant une autonomie énergétique et alimentaire, en lien avec les besoins des Corses et de leurs territoires. La LDH soutient également la proposition d’une inscription dans la Constitution de la reconnaissance du peuple corse, composante du peuple français, reconnaissance adoptée par l’Assemblée nationale en 1991. Enfin, elle considère la consultation des Corses sur cette réforme comme une exigence démocratique. Pour la LDH, la réforme institutionnelle devra permettre de sortir des logiques de rapports de force et de cycles de violence et de répression. Dans ses relations avec l’Etat mais aussi pour elle-même, la société corse a besoin d’apaisement. Elle y aspire. »

CORSENETINFOS 

jeudi 28 mai 2026

Manifestation de Scola Corsa à Bastia : pour la LDH, la langue corse, un socle de notre communauté de destin

Partie prenante de la délégation de Scola Corsa reçue par les préfets de Corse et de Haute-Corse le 28 avril dernier, la LDH Corsica est notamment intervenue sur le recours administratif du préfet de Corse concernant le financement de ces écoles. Elle considère encore aujourd’hui que les parties mises en cause par ce recours n’ont pas fauté, et par conséquent ne sont pas punissables.

La réponse à la question du plurilinguisme en France n’est pas un enfermement dans des procédures judiciaires, qui visent aussi d’autres langues régionales. Elle se trouve dans la définition d’un nouveau droit qui protège ces langues dont le corse et qui garantisse leur usage par la mise en œuvre de nouvelles politiques publiques dans l’esprit de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires que la France n’a toujours pas ratifiée.

C’est cette nécessité d’une protection par le droit que la LDH a de nouveau rappelée lors de sa prise de parole le 28 avril devant la préfecture d’Ajaccio ainsi que sa vision pour la Corse : la construction d’une société bilingue sans discrimination, pour toutes les personnes qui résident ici durablement quels que soient leur lieu de naissance ou leurs origines. La langue corse est en effet un bien commun et un socle de notre communauté de destin.

Aussi, la LDH appelle à la vigilance quant à la présence de l’extrême-droite dans cette mobilisation. Le corse ne peut être instrumentalisé à des fins de discrimination et de xénophobie.

Par ailleurs, la LDH observe que l’Education nationale poursuit, notamment dans le primaire, la généralisation de l’enseignement bilingue français-corse suivant une méthode dite classique avec « parité horaire en langue corse et en langue française » ou suivant une méthode dite immersive proposant « un cursus spécifique intensif ».

Dans le même temps, le service public de l’Education nationale subit des maltraitances avec des suppressions de postes. On ne peut ignorer que cet état de fait pourrait induire une mise en concurrence entre Scola Corsa, école privée, avec l’école publique et donc le risque d’une division entre Corses, ce qui affaiblirait le combat à partager, celui de sauver la langue corse considérée comme en danger par l’UNESCO.

Défendre cette langue nous impose de défendre le service public et de promouvoir au sein de la société corse les initiatives associatives : Scola Corsa, Parlemu Corsu, l’Adecec, l’associu Scopre… qui permettent de démultiplier les espaces de partage et d’immersion linguistiques contemporains. Tel est le sens de la participation de la LDH Corsica à la manifestation à l’appel de Scola Corsa ce samedi 30 mai à Bastia.
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La section présente à la manifestation. André Paccou, délégué de Corse, était dans la délégation reçue en préfecture :

Extrait de l’article du site de  France 3 Corse Via Stella - 30/05/2026 :
"Suivez en direct la mobilisation :
16h20 : Une délégation est reçue par le préfet. Elle est composée du sénateur de la Haute-Corse Paul-Toussaint Parigi, du maire de Bastia Gilles Simeoni, du député de la Haute-Corse Michel Castellani, du président de la Ligue des Droits de l'Homme de Corse André Paccou, du président de Scola Corsa Ghjiseppu Turchini et de Jean-Pierre Luciani du STC Education.
16h10 : Le cortège est arrivé devant la préfecture de Haute-Corse…
16h : Selon les dernières estimations, 1 700 personnes sont présentes selon les services de police, 3 000 selon les organisateurs.
15h20 : Environ 1 500 personnes ont fait le déplacement pour soutenir Scola Corsa…
Des représentants associatifs, notamment de la Ligue des Droits de l'Homme de Corse, se trouvent aussi dans le cortège." France 3 Corse Via Stella

Corse Matin
Corsenetinfos

mercredi 27 mai 2026

La section présente au 93e congrès de la LDH à Rennes

 Nous saluons l'élection de Nathalie TEHIO, pour son deuxième mandat de présidente de la LDH.

Débats et votes


Election de Nathalie TEHIO présidente

Vote de la résolution "Contre la loi du plus fort, choisir l'Etat de droit"

Dédicace du livre de la section 
" La Corse à présent. Emancipation, mondialisation et questionnement identitaire"



La deuxième des trois tables rondes 
"L'Etat de droit : attaques et résistances en France et dans le monde"

Municipalité de Bastia et subvention à l'attention de la LDH Corsica votée

Corsenetinfos 

vendredi 15 mai 2026

Soutien aux personnels de la Poste de l'Ile Rousse en grève depuis 15 jours

Nous apprenons que le rassemblement prévu demain est annulé.

Les personnels ont obtenu un Cdd. Bravo à eux.

La LDH présente au rassemblement aux côtés des postiers de l'Ile Rousse le 16 mai

La LDH apporte son soutien aux personnels de la Poste de l'Ile Rousse en grève depuis le 5 mai pour leurs conditions de travail et la demande de création d’un poste de facteur.

Elle sera présente au rassemblement samedi 15 mai à l'Ile Rousse à l'appel de la CGT de la Poste de Haute-Corse.

Cette demande correspond aux besoins d'un service postal de proximité pour une population en augmentation, service aujourd'hui mis en difficulté comme tant d'autres missions de service public en Corse.

La LDH exprime son entière solidarité avec les personnels mobilisés pour leurs droits et un égal accès à des services publics qui répondent aux besoins de toutes et tous.

Ajaccio, le 15 mai 2026

lundi 11 mai 2026

La LDH aux côtés des salarié·e·s de l'ADMR

La LDH est aux côtés de tous les salarié·e·s du secteur médico-social dont les conditions de travail se précarisent de façon particulièrement inquiétante alors qu'ils sont elles-mêmes et eux-mêmes en charge des personnes les plus vulnérables et précaires au sein de notre société.

Après les personnels hospitaliers brancardiers et urgentistes, les associatifs de l'accueil et hébergement d'urgence, les salarié·e·s de l'ESAT, ce sont les personnels de l'ADMR qui dénoncent les conditions dégradées qui leur sont imposées.

Les solidarités syndicales et associatives sont essentielles alors que de trop nombreux personnels de ce secteur sont malmenés dans leurs missions de soutien et d'aide indispensables aux personnes en situation de fragilité sociale ou médicale.

Corsenetinfos

samedi 9 mai 2026

Projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis

 Soutien de la section à la projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis sur les enfants non accompagnés.

La section représentée par Patrizia Poli et Marie-Anne Acquaviva présente à la projection à Bastia. Patrizia et Marie-Anne ont échangé avec le réalisateur Thomas Ellis sur l'urgence de ce combat pour l'intérêt supérieur des enfants quelles que soient leurs origines.


Tout va bien 

Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescents ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie.Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue.  "Tout va bien " répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer…


Bande annonce:

https://www.youtube.com/watch?v=MuZafX6lvvs


Tout va bien est sous le haut-patronage du ministère de l'Éducation Nationale.

Le film est accessible aux enfants à partir de 12 ans.

Un dossier pédagogique complet est disponible pour prolonger la réflexion en famille après la projection:

https://mcusercontent.com/d098376807625e9a08143e679/files/a897cde9-f35b-24fd-9d00-ff4b246d9544/toutvabien_dp_24112025_b.pdf