jeudi 12 mars 2026

Bon anniversaire Corse Net Infos

En ce jour anniversaire de Corse Net Infos, la ligue des droits de l’Homme Corsica salue le rédacteur et l’ensemble des personnes qui ont contribué à la naissance et au développement de ce média d’information. En 15 années, CNI a su s’imposer par la force de votre engagement comme un média de référence sur la scène journalistique insulaire. Sa présence contribue au pluralisme de la presse et donc au développement démocratique de notre espace public. Pour notre part, nous pouvons témoigner de l’accueil et de l’intérêt que vous avez toujours porté à notre parole, ni plus ni moins que d’autres paroles. Merci d’avoir tenté cette expérience, merci d’exister. Longue vie à Corse Net Infos.

vendredi 27 février 2026

Prison d’Ajaccio : une situation d’urgence

Une fois de plus, le syndicat FO pénitentiaire et les personnels de la prison d’Ajaccio alertent sur la situation inquiétante de cet établissement pénitentiaire : sous-effectif et personnels épuisés, locaux totalement inadaptés de cette prison construite en 1870, une des plus anciennes de France, dangers encourus pour les détenus comme pour les personnels. Cette semaine, la LDH de Corse a été destinataire d’une lettre anonyme l’alertant sur cette situation. Les inquiétudes de FO pénitentiaire confirment ce témoignage. La LDH a décidé de rendre public ce courrier ci-dessous. FO pénitentiaire mais aussi bâtonniers et LDH, nombreuses et répétées ont été les interpellations adressées à l’Etat pour qu’il agisse conformément à ses obligations tant pour les détenus et leurs familles que pour les personnels, pour la dignité de toutes et tous. A Ajaccio, la prison est depuis des décennies une humiliation pour la République !

 

samedi 14 février 2026

Hôpital public, ESAT, ADAPEI, ils font grève pour nos droits.

Les personnels de ces établissements médico-sociaux situés à Ajaccio se sont engagés dans des grèves longues. La LDH Corsica leur apporte son soutien et appelle à la solidarité avec l’ensemble de ces personnels. Au centre hospitalier, les personnels des urgences dénoncent les conditions indignes d’accueil et d’accompagnement imposées aux personnes en attente de soins. Nous sommes nombreux à pouvoir témoigner de cette réalité. Ce sont aussi les brancardiers qui se mobilisent contre le mépris de leur direction alors qu’ils dénoncent une déshumanisation de leur profession qu’entraînerait une réorganisation numérique de leur travail. A l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) et à l’association départementale de parents et d'amis des personnes handicapées mentales (ADAPEI) qui s’occupent des personnes porteuses de handicap, le manque de moyens et la précarisation des emplois étaient au centre d’un conflit qui a duré également plusieurs jours. Il est temps de redonner droit de cité au dialogue social et au respect des personnels et des publics concernés dans ces établissements.

En fin d’année 2025, ce sont les structures d’accueil en urgence sociale qui, via la coordination de lutte contre l’exclusion, la CLE, interpellaient l’opinion et les pouvoirs publics sur les conséquences des restrictions budgétaires qui leur sont imposées : réduction de la capacité d’accueil dans les foyers d’urgence et fragilisation des moyens d’accompagnement des personnes en grande précarité. 
Tous ces conflits, toutes ces inquiétudes disent une même réalité : alors que la pauvreté et les inégalités ne cessent d’augmenter, ce sont les plus fragiles parmi nous, quelles que soient leurs origines, qui sont victimes de la mise à mal des politiques sociales et de santé publique. A ces choix qui défont notre société, il nous faut opposer notre solidarité avec les travailleuses et les travailleurs des secteurs socio-médicaux qui par leur lutte défendent les droits de tous les malades et de tous les précaires. Par leur action, ils contribuent à une communauté de destin fraternelle.

 Ajaccio, le 14 février 2026

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mercredi 4 février 2026

Communiqué "Aider, secourir, former"

La protection civile de Corse et l'Association départementale des radioamateurs au service de la sécurité civile 2A ont été visées par des actes de malveillance. La LDH Corsica apporte son entier soutien aux deux associations ainsi qu’à leurs membres.
Elle ne peut que partager leur incompréhension et leur indignation face aux dégradations qu’elles ont subies et qui mettent à mal leur mission bénévole de secours à la population, souvent aux personnes les plus vulnérables. A juste titre, la Protection Civile de Corse rappelle sa devise « Aider, secourir, former ». Quelle inconscience peut s’en prendre à celles et ceux qui donnent de leur temps pour la solidarité ?

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mardi 13 janvier 2026

Assassinat de Alain ORSONI

L’assassinat d’Alain Orsoni s’inscrit sur la liste toujours plus longue des personnes assassinées, une liste sans cesse conclue par des points de suspension. A Frédérique, à ses enfants, à son frère, à leurs proches, la ligue des droits de l’Homme présente ses plus sincères condoléances. Alain Orsoni a été abattu au milieu des siens, lors de l’enterrement de sa mère. Il n’y a donc plus d’endroits, plus de moments à respecter dans notre société. D’autres assassinats nous ont dit déjà que ceux qui tuent ne respectent personne, ni les familles, ni les enfants. Combien de fois avons-nous vécu et revécu des temps d’effroi face à la brutalité des tueurs. Pour eux, notre société n’est qu’un décor peuplé de figurants. A force, les mots nous manquent. Nous vivons une violence de plus en plus indicible. Que se passe-t-il pour que nous soyons ainsi égarés, les mots hésitants, la conscience profondément troublée ?
Nous en appelons avec raison à l’Etat pour qu’il agisse et qu’il nous aide à comprendre. Dans le même temps, certains érigent des tribunaux populaires. Ils transforment les victimes en coupables et tendent à justifier l’adage selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu. Leur bruit et leurs rumeurs font obstacle à ce qui s’impose comme une évidence vitale. Nous devons dire non, haut et fort, aux exécutions sommaires, à toutes les exécutions sommaires. Car se substituer ainsi à la parole des juges, c’est faire obstacle à toute prise de conscience au profit de querelles cyniques.
Dénoncer régulièrement, comme depuis 25 ans, la loi des armes, l’argent à tout prix, les haines malaxées par le temps en vengeances, la loi du sang… n’a jamais suffi. L’exercice de la citoyenneté n’est pas la seule responsabilité de l’Etat. Elle est aussi celle de la société elle-même. Par nos paroles, nos gestes et nos engagements, soyons chacune et chacun responsables de toutes et de tous.
Ajaccio, le 13 janvier 2026

France 3 Corse Via Stella  + France 3 Corse Corsica sera 13/01

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Alta Frequenza

Corse-Matin 14/01


Libération - 15/01 
Libération.fr 

«Il est temps de poser des repères» : après l’assassinat d’Alain Orsoni, la société corse entre prudence et sursaut Réservé aux abonnés

Deux jours après la mort de l’ancien dirigeant nationaliste, abattu lundi 12 janvier dans le sud de l’île, les réactions publiques sont peu nombreuses mais certaines associations dénoncent la violence mafieuse ou appellent à refuser les logiques de vengeance.

Photo - Le président autonomiste du conseil exécutif de l’île, Gilles Simeoni, lors de la manifestation antimafia à Ajaccio, en Corse, le 15 novembre 2025. (Grichka Beysson-Leandri/Hans Lucas. AFP)

Par Samuel Ravier-Regnat envoyé spécial en Corse Publié le 14/01/2026 à 17h42

Est-ce la peur des représailles ? Une forme de malaise au moment de saluer la mémoire d’un personnage controversé, lié à l’univers sanglant du grand banditisme local ? Deux jours après l’assassinat spectaculaire de l’ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni dans son village de Vero, en Corse-du-Sud, lundi 12 janvier, les réactions publiques restent discrètes. Le président autonomiste du conseil exécutif de l’île, Gilles Simeoni, a certes dénoncé un crime qui «s’inscrit dans le sinistre cortège de drames et d’homicides qui endeuillent des familles» et «participe d’une pression mafieuse». Mais les principaux collectifs antimafia ont gardé le silence. «Il est trop tôt pour pouvoir être audible», explique une figure militante locale. L’enquête, pilotée par le tout nouveau Parquet national anticriminalité organisée en cosaisine avec la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, commence à peine, et le tueur n’a pas encore été identifié.

Des voix s’élèvent, cependant, pour dénoncer la violence. Pour rejeter, aussi, le récit émergent selon lequel les circonstances de l’assassinat d’Alain Orsoni – tué dans un cimetière alors qu’il assistait aux obsèques de sa mère, pour lesquelles il était revenu expressément de son exil au Nicaragua – constitueraient une violation d’un prétendu code d’honneur de la mafia corse. «Dire ça, c’est suggérer qu’il y a une forme de romantisme dans les meurtres. Mais ce n’est pas vrai. La mafia n’a pas de codes ni de morale. Elle veut juste obtenir des résultats», souligne auprès de Libération Dominique Yvon, représentant de la plateforme citoyenne de Corse et ancien référent sur l’île de l’association Anticor.

110 homicides depuis 2015

«On a déjà eu souvent, en Corse, des situations qui relèvent de l’insupportable», renchérit André Paccou, délégué de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) en Corse. Et d’insister : «Rien que sur l’année dernière, un père a été assassiné devant son enfant et une jeune fille de 17 ans a été tuée parce que confondue avec son compagnon, dont elle avait emprunté la voiture. Il n’y a pas de graduation, seulement une répétition de violence criminelle qui est traumatisante pour toute la société.» Selon le ministère de l’Intérieur, 110 homicides ont été perpétrés en Corse depuis 2015, dont 50 règlements de compte – ce qui fait de l’île, au regard de sa population, le territoire le plus criminogène de France métropolitaine.

Face à cette flambée de violence, la société insulaire a tenté de se mobiliser. Des collectifs antimafia ont vu le jour. Des manifestations ont été organisées à Ajaccio et à Bastia en mars et en novembre 2025. A la fin du mois d’octobre, les élus de l’Assemblée de Corse ont approuvé la création d’une commission de lutte contre «les pratiques mafieuses», chargée notamment d’«améliorer les dispositifs existants et en proposer de nouveaux sur le plan législatif et réglementaire». Depuis le mois de septembre, des sessions de prévention, destinées à limiter l’influence des réseaux criminels et appelées «cours antimafia», sont proposées aux collégiens corses.

«Message»

Dans ce contexte, explique la figure militante citée plus haut, «cet assassinat est important dans ce qu’il envoie comme message après toutes les avancées de l’année 2025». Ainsi, selon l’association la Plateforme citoyenne de Corse, le signal envoyé par les assassins d’Alain Orsoni «s’adresse d’abord au camp directement visé, [mais] aussi à l’ensemble du “milieu” : affirmation d’une présence, d’une capacité d’action intacte, d’une prétention à contrôler les équilibres par la violence».

Le cardinal François Bustillo, évêque d’Ajaccio, a lancé ce mercredi 14 janvier sur France Inter «un appel très fort, confiant, à tous les Corses, à la paix, pour arrêter ce cycle mortifère de violence». «Je ne peux pas accepter que la Corse cède à ses démons. L’île de Beauté ne doit pas montrer sa laideur, mais vraiment toute sa splendeur», a-t-il déclaré. «La société corse doit maintenant réfléchir aux mécanismes qui font qu’on se retrouve dans cette situation, relève André Paccou, de la LDH. Il est temps de se poser des questions sur le développement de la rente touristique ou l’usage des armes, par exemple. Il est temps aussi de poser collectivement des repères. Il faut dire non à la vengeance et aux exécutions sommaires, qu’importe qui est la victime.»

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Présence de la section aux côtés de la famille aux obsèques de Alain Orsoni

Corse-Matin 18/01 : 

jeudi 8 janvier 2026

Report de la réunion de samedi 10 janvier à Corte

La LDH présente ses vœux à chaque Corse et souhaite que l’année 2026 soit porteuse de fraternité sans laquelle il ne peut y avoir de communauté de destin. U dirìttu à a felicità per ognùnu !

La LDH de Corse a le regret de vous annoncer le report de la rencontre-débat autour de son livre « La Corse à présent – Emancipation, mondialisation et questionnement identitaire » prévue ce samedi 10 janvier avec la participation des personnes et organisations qui ont contribué à cet ouvrage. Les conditions météorologiques s’imposent à nous. Nous organiserons cet échange après la période hivernale et après les élections municipales pour ne pas inscrire notre démarche dans le cadre de la campagne pré-électorale qui légitimement va s’intensifier.

Avec les contributeurs, la LDH organisera l’échange autour de son livre au printemps. Nous pourrons enrichir nos réflexions sur la « Corse à présent » en y intégrant le résultat des élections mais aussi en prenant en compte les conséquences des choix budgétaires nationaux dans les domaines sociaux notamment, les évolutions du débat institutionnel, la situation internationale de plus en plus inquiétante …

Depuis sa parution, il y a un peu plus d’un mois, plus de 300 exemplaires de notre livre ont été vendus. Dans l’attente de nous voir, nous proposons à nos lectrices et à nos lecteurs de nous fait part de leur avis sur le livre à l’adresse ldhcorsica@gmail.com

Corsenetinfos

samedi 3 janvier 2026

Hommage à Dominique BUCCHINI

 Dominique Bucchini nous a quittés. Il aura marqué de son empreinte l’histoire contemporaine de la Corse, l’histoire de ses luttes d’émancipation. Communiste, il avait chevillés au corps la justice sociale et un engagement pour l’égale dignité de chacun et de chacune. Corse, il était militant de notre langue et de notre culture dans ce qu’elle porte de respect de l’Autre et d’aspirations démocratiques. Que sa mémoire nous accompagne et nous guide dans ces temps d’inquiétude et de violences. A son épouse, à ses enfants, la ligue des droits de l’Homme présente ses plus sincères condoléances ainsi qu’à ses camarades.

France 3 Corse

Corsenetinfos

CorseMatin

vendredi 26 décembre 2025

"La Corse à présent. Émancipation, mondialisation et questionnement identitaire." Présentation du livre coédité par la section et les éditions Albiana sur France 3 Corse Via Stella

 Reportage France 3 Corse Via Stella - Interview d’André Paccou 

Humanisme, défense des libertés publiques, lutte contre le racisme, question sociale, les thématiques abordées dans l'ouvrage dirigé par André Paccou, le président de la LDH Corse, sont multiples. "La Corse à présent" rassemble une trentaine de contributeurs (syndicats de salariés, membres de la société civile, bâtonnier Sollacaro), qui visent à susciter le débat au sein de la société insulaire.

Un vaste champ de débats politiques, souvent enflammé. C'est de cette manière que la Corse est présentée dans le nouvel ouvrage dirigé par André Paccou. Le président de la section Corse de la Ligue des droits de l'homme veut ainsi agiter le débat public insulaire dans un contexte de retour d'idéologie qu'il qualifie de "néolibérale et d'extrême droite".

lundi 22 décembre 2025

Communiqué - Mort de Muhamed Gueye

 Muhamed Gueye, jeune homme de 26 ans, est mort ce samedi 20 décembre, tué par la police sur le cours Napoléon à Ajaccio, sous les yeux de nombreux témoins. Son attitude agressive, la menace d’un couteau avaient provoqué frayeur et émotion. Nous saluons le courage des personnes qui se sont interposées en défense et en protection des autres personnes présentes.

Une enquête est ouverte pour tentative d’homicide aggravé et pour homicide volontaire aggravé. Il s’agira de déterminer si l’auteur des coups de feu était en situation de légitime défense. La ligue des droits de l’Homme sera attentive à l’établissement des circonstances de la mort du jeune homme.

Muhamed Gueye, arrivé étudiant en France aurait, au vu des informations données sur un récent séjour en hôpital psychiatrique, assurément nécessité d’un suivi médical. Mais ce suivi comme l’hébergement et l’accompagnement social des précaires sont gravement fragilisés par des restrictions budgétaires et le recul des moyens de lutte contre la précarité que ne cessent de dénoncer les associations de secours aux personnes. Il y a urgence à aider et sauver les personnes qui en ont besoin, que ce soit pour se soigner ou pour se loger, avant que ne se produise l’irrémédiable.

La LDH exprime sa solidarité à toutes les personnes choquées par ce qu’elles ont vécu lors de ce drame. A la famille, aux amis de Muhamed Gueye, elle présente ses condoléances et les assure de son soutien dans la recherche de la vérité.

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