samedi 9 mai 2026

Projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis

 Soutien de la section à la projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis sur les enfants non accompagnés.


Tout va bien 

Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescents ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie.Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue.  "Tout va bien " répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer…


Bande annonce:

https://www.youtube.com/watch?v=MuZafX6lvvs


Tout va bien est sous le haut-patronage du ministère de l'Éducation Nationale.

Le film est accessible aux enfants à partir de 12 ans.

Un dossier pédagogique complet est disponible pour prolonger la réflexion en famille après la projection:

https://mcusercontent.com/d098376807625e9a08143e679/files/a897cde9-f35b-24fd-9d00-ff4b246d9544/toutvabien_dp_24112025_b.pdf

vendredi 1 mai 2026

1er mai - La section aux côtés des syndicats à Ajaccio et Bastia

"En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels." 

Corsenetinfos

mercredi 29 avril 2026

La section présente aux côtés de Scola Corsa

La section a participé aux rassemblements à l'appel de Scola Corsa à Ajaccio et Bastia ce mardi 28 avril.

La LDH était représentée par André Paccou dans la délégation de Scola Corsa reçue en préfecture par le préfet de Corse, le préfet de Haute-Corse et le recteur.

RCFM

Corsenetinfos

Corse-Matin 29/04 :

Déclaration de la LDH Corsica –
Présence aux rassemblements de Scola Corsa à Ajaccio et Bastia le 28 avril 2026

Il y a près de 25 ans, la LDH appelait à la nécessité d’un nouveau droit linguistique. Elle s’exprimait en ces termes : « Il s'agit de donner enfin droit de cité à la langue corse dans sa société d'origine. L'instauration d'une égalité de traitement entre le corse et le français dans l'espace public insulaire répond à cette exigence de justice. L'institutionnalisation d'un bilinguisme n'interdit aucun accès à cet espace public pour les non-corsophones. Les apprentissages linguistiques qui sont de puissants facteurs d'intégration doivent être développés. La généralisation d'un enseignement bilingue à l'Ecole et une véritable politique publique de l'apprentissage du corse par la formation continue répondent à des exigences de démocratisation en mettant en perspective une égalité d'accès à ces apprentissages pour tous. Ils développent aussi une culture pluri linguiste porteuse d'universalité ». (2002 - Un chantier républicain)
A-t-on avancé depuis ? La France n’a jamais ratifié la Charte européennes des langues régionales ou minoritaires entrée en vigueur en 1998. Le Conseil constitutionnel a motivé ce refus par les atteintes que la Charte porterait aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République et d’unicité du peuple français. L’attribution de « droits spécifiques à des « groupes » de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l'intérieur de "territoiresdans lesquels ces langues sont parlées » était particulièrement ciblée. Il est vrai qu’une langue ne vit pas au sein d’un groupe humain mais de manière solitaire en soliloquant !
En 1992, le rapport explicatif de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires rappelait cette exigence démocratique d’un exercice desdites langues dans toute la société, enseignement, médias, monde judiciaire et administratif, vie économique et sociale, secteur culturel, pour compenser les conditions défavorables qui leur avaient été réservées dans le passé et pour leur donner la possibilité de se maintenir, de se développer.
Alors a-t-on avancé depuis ? Une réponse s’impose : la langue corse n’a toujours pas de véritable reconnaissance en droit et par voie de conséquence les libertés de s’exprimer et de penser s’en trouvent altérées car il existe un lien entre chaque langue dans le monde et ces libertés.
La langue corse n’est pourtant pas interdite. Elle peut être la langue des relations privées. Concernant les relations publiques, elle peut y être tolérée, ce qui signifie être à tout moment interdite. Nous pensons ici à son usage à l’Assemblée de Corse.
C’est pourquoi il faut que la langue corse soit reconnue en droit car seul le droit protège.
C’est dans ce contexte que la LDH situe les enjeux de Scola Corsa, de son existence et de son développement. Tolérée un temps, Scola Corsa est aujourd’hui menacée, non pas par le préfet qui applique le contrôle de légalité, mais par l’absence d’un droit linguistique.
Au regard de ce défaut d’un droit à la langue, la transmission de la langue corse en tant qu’objet social telle que la porte la pédagogie par immersion, peut être tolérée un jour et interdite le lendemain.
Par ailleurs, la LDH recourt à deux autres arguments pour renforcer son soutien à Scola Corsa et ses écoles d’enseignement immersif, établissements privés certes mais qui ont aussi fait le choix de la gratuité de leur enseignement ainsi que le choix de la laïcité à l’image du service public de l’Education nationale.
Il est temps que la République française accueille en son sein les langues dites régionales ou minoritaires. Il est temps qu’elle garantisse leur existence et leur développement, et donc leur transmission par le droit. Cela reste un combat démocratique à mener.
Dans l’immédiat, il est essentiel de sortir d’une situation de contentieux et de risques de tensions renforcées. La LDH en appelle à un dialogue entre les parties concernées – Etat, Académie, Collectivité de Corse et Scola Corsa.

France 3 Corse Via Stella

mardi 28 avril 2026

Communiqué - Israël-Palestine - Pour que la Corse soit fidèle au message des justes

 Communiqué signé nommément par l'ensemble des membres du bureau de la LDH Corsica

"Pour que la Corse soit fidèle au message des justes

Début mai, pendant trois jours, Terra Eretz Corsica Israël organise un « week-end exceptionnel en Corse », un « Shabbat plein » à Bastia. Nous connaissons les positions de soutien sans limite de cette association au gouvernement israélien actuel et ses ministres ultrareligieux et d’extrême-droite qui ne conçoivent pour la protection du peuple israélien que l’usage de la force.

Nous craignons que cette manifestation ne serve de tribune au soutien à la famine et au génocide en cours à Gaza, à la colonisation de la Cisjordanie soumise aux violences de milices israéliennes d'extrême-droite, à la guerre au Liban et toujours plus de conquêtes par l’armée israélienne du territoire de ce pays.

Nous avons condamné de manière absolue les massacres du 7 octobre 2023 et dit que leurs responsables, le Hamas, doivent être traduits devant la justice internationale. Nous condamnons avec la même force et les mêmes conséquences les bombardements du Hezbollah visant Israël. Nous ne pouvons nous taire devant les violences commises par Israël contre les populations civiles palestiniennes et libanaises, des dizaines de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes tués. Nous disons que les responsables de ces violences doivent également répondre de leurs actes devant la justice internationale.

Il existe un chemin pour la paix. Il passe par la reconnaissance d’un Etat palestinien afin que soit assurée la sécurité d’Israël.

Nous ne voulons pas que la Corse se transforme en base arrière du conflit au Proche-Orient à cause de la diffusion d’idéologies belliqueuses. Si nous voulons rester fidèles au message des justes, celui d’une unité, l’humanité, la Corse ne peut servir de tribune à des agitations guerrières. Nous le demeurerons si nous soutenons le droit des Palestiniens à vivre dans un Etat en toute liberté et le droit des Israéliens à vivre dans leur Etat en toute sécurité."

Le bureau de la LDH section de Corse :
Jean-Claude Acquaviva, Marie-Anne Acquaviva, Marie-Josée Bellagamba, Antonin Bretel, Frédérique Campana, Jean-François Casalta, Jean-Sébastien de Casalta, Hichame Karaa, Christine Mattei-Paccou, Gérard Mortreuil, André Paccou, Patrizia Poli, Elsa Renaut, Sampiero Sanguinetti

Ajaccio, le 28 avril 2026

Corsematin - com

Corse-Matin 9 mai 


vendredi 24 avril 2026

La LDH aux côtés du peuple palestinien ce samedi 25 avril à Ajaccio

 La LDH sera présente samedi 25 avril à 10h aux côtés des militantes et militants engagés dans l'organisation du départ d'Ajaccio d'un bateau qui rejoindra la flottille internationale pour Gaza.

Elle y sera en solidarité avec toutes les populations civiles victimes du conflit au Proche-Orient, dont les populations de Gaza et de Cisjordanie, pour le respect du droit international et du droit humanitaire, pour une paix juste et durable au Proche Orient.

Depuis des décennies, le peuple palestinien voit ses territoires occupés et endure un régime de violences et de colonisation contraire au droit international. Désormais, il subit une tentative d’effacement de la part du gouvernement israélien dont le génocide à Gaza est l’épisode le plus insupportable.

Le cessez-le-feu à Gaza instauré le 10 octobre 2025 est régulièrement mis à mal par des attaques israéliennes et l’aide humanitaire toujours empêchée d’accéder à Gaza.

Rappelons que les médias et les ONG de défense des droits humains israéliennes, palestiniennes et internationales ne peuvent accéder librement aux territoires palestiniens, en particulier à Gaza. Les ONG Al-Haq, Le Centre palestinien pour les droits de l’homme et Al-Mezan, membres de la Fédération internationale des droits humains au côté de la ligue des droits de l’homme ont notamment été sanctionnés par les Etats-Unis en novembre 2025 pour leur coopération avec la Cour Pénale Internationale dans ses enquêtes sur les crimes commis par Israël dans les territoires palestiniens. La France a rejeté par deux fois la demande de visa du directeur d’Al-Haq qui était attendu devant le comité des droits de l’homme du Parlement européen.

À l’heure où l’ordre international est bafoué de façon répétée et revendiquée par les dirigeants de plusieurs Etats, plus que jamais le respect du droit international doit être une boussole pour la résolution de tous les conflits.

France 3 Corse Via Stella - Corsica Sera 25/04

samedi 18 avril 2026

Journée internationale des prisonniers politiques - Ajaccio 17 avril

 La section présente à l'invitation de l'Associu Sulidarità

Déclaration de la section de Corse à la journée internationale des prisonniers politiques

Ajaccio, le 17 avril 2026

Cette réunion est importante. Elle informe sur les pratiques de l’anti-terrorisme qui perdurent encore aujourd’hui. Certes, les interventions de la justice antiterroriste, les interpellations les perquisitions, les gardes à vue sont nettement moins nombreuses que par le passé. A des périodes récentes, ces opérations étaient systématiquement organisées les mardis à 6 heures du matin.  Ces dernières années, elles se font également à bas bruit.

Mais il serait irresponsable de considérer qu’elles se situent à la marge de notre société, à la hauteur de faits divers. L’important n’est pas le nombre d’interpellations, toutefois une quarantaine entre 2022 et 2025 selon les informations que nous a transmises l'Associu Sulidarità.

Leur moindre visibilité dans le débat public ne doit pas nous leurrer. Elles continuent à entretenir des tensions dans la société qui en cas de « bavure », susciteraient à n’en pas douter, des mouvements de colère. Qui donc aurait pu prévoir la révolte notamment de la jeunesse qui a ébranlé la Corse au printemps 2022 à l’annonce de l’assassinat d’Yvan Colonna. L’Etat ne peut ignorer que ses répressions hors norme et ses dénis de justice inspirent encore aujourd’hui et légitimement une méfiance profonde dans la société corse.

La ligue des droits de l’homme comme certainement la très grande majorité d’entre nous, voulons clore cette histoire faite d’affrontements et de cycles de violence et de répression. Nous avons besoin de développement démocratique pour construire un autre avenir pour la Corse. Force est de constater que la justice anti-terroriste, pièce maîtresse de la répression de l’Etat est encore notre présent. La brutalité des interpellations et les maltraitances pendant les gardes à vue qui nous sont rapportées ce soir à travers les témoignages de personnes victimes et les constats d’atteintes aux droits établis par leurs avocats ne sont pas acceptables.

Des portes d’appartement ou de maison brisées à coup de têtes de bélier, des perquisitions impressionnantes avec la destruction de biens personnels, des adultes et des enfants placés sous surveillance d’hommes armés, les personnes interpellées d’abord bloquées dans leur moindre mouvement sous la pression d’hommes armés, puis emmenées en garde à vue pour certaines avec les yeux bandés pendant leur transport, des gardes à vue avec des fouilles avilissantes, des privations de nourriture, de lumière voire de médicaments, des transferts à Paris visant à isoler encore plus certains gardés à vue relâchés en plein Paris sans repères et sans ressources …

Nous nous interrogeons face aux conséquences de ces méthodes policières et donc sur les objectifs de ces opérations :

    Des enfants et des jeunes voire leurs parents traumatisés avec des suivis médicaux pour plusieurs d’entre eux ;

    Un nombre conséquent de gardés à vue remis en liberté sans poursuite auquel s’ajoutent en cas de poursuite, des relaxes ;

      Une stratégie policière du coup de filet qui consiste autant à faire peur qu’à contribuer à la recherche d’informations utiles à la justice.

Et dans ce contexte, comment ne pas penser à la possibilité de réactions des personnes ainsi maltraitées, celles d’adultes par exemple, pour protéger les enfants. Comment ne pas se dire que ces opérations pourraient dégénérer à tout moment. En réponse à ces réactions, les policiers pourraient utiliser leurs armes au nom de leur légitime défense instituée depuis 2017 par la loi Cazeneuve.

Récemment, dans d’autres circonstances, la Corse a vécu cette situation avec la mort d’un homme après les tirs d’un policier.  Le procureur a considéré la réaction du policier comme étant un geste de légitime défense. C’était le 20 décembre 2025, à Ajaccio, dans le cadre d’une interpellation sur la voie publique. L’action de la justice est toujours en cours.

Outre les atteintes portées aux droits des personnes victimes, les opérations de la police antiterroriste sont des situations de vives tensions. Il nous faut prévenir le risque de drames. Ce n’est pas une vision catastrophiste mais la prise en compte d’une réalité où le droit à la force de l’Etat se substitue à la force du droit de l’Etat de droit. 

La méfiance qu’entretient l’Etat avec la société corse selon lui culturellement violente et sa volonté de tutelle sur la Corse sont toujours au cœur de notre présent. Elles nécessitent de ne surtout pas cesser les mobilisations et les protestations contre les traitements d’exception de l’Etat. Ce refus d’une soumission à un droit de l’Etat fondé sur ces traitements est aux fondements de notre émancipation. Il est une condition nécessaire pour que vive et se développe notre communauté de destin. 

Tel est le sens de la présence de la ligue des droits de l’homme auprès des personnes maltraitées par l’antiterrorisme, auprès de leurs avocats et aux côtés de l’Associu Sulidarità.

Ensemble, il nous faut alerter sur les dangers de l’antiterrorisme et cela passe prioritairement par la fin des opérations de la police anti-terroriste et de la mise en œuvre de procédures anti-terroristes ainsi que par le respect des droits de l’homme et de la dignité de chacune et de chacun notamment en étudiant les recours de justice possibles contre les maltraitances subies dans le cadre des opérations de ces dernières années.

Pour conclure, permettez moi, au nom de la LDH, de nous associer à l’hommage que vous rendez ce soir à Jean-Marie Poli qui fut de par son engagement pour les droits des prisonniers politiques un militant des droits de l’homme.

André Paccou, délégué de Corse et membre du comité national de la ligue des droits de l’homme

France 3 Corse Via Stella Reportage 5'22

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mercredi 15 avril 2026

Plaidoiries pour les droits de l'Homme des étudiantes et étudiants de la Faculté de droit de l'Université - Remise des prix

 Remise des prix de la 3ème édition dédiée à Francine DEMICHEL








Journée internationale des prisonniers politiques - Ajaccio 17 avril

Invitée par l’Associu Sulidarità, la ligue des droits de l’homme Corsica participera à la réunion de Sulidarità organisée vendredi 17 avril à partir de 17h au Palais des Congrès dans le cadre de la journée internationale des prisonniers politiques. Elle interviendra aux côtés de personnes maltraitées lors d’opérations récentes de la police antiterroriste, accompagnées de leurs avocats. Ces actions à bas bruit de l’antiterrorisme nécessitent une information des Corses et notre vigilance collective.

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