Pour la 4ème année, la LDH se félicite de
l’organisation par l’ARCU de cette Marche des fiertés qui nous réunit,
associations, syndicats et au-delà.
Ce qui nous rassemble, ce sont nos combats et engagements
pour l’égalité de toutes et tous.
Il est important de nous rendre visibles, de nous faire
entendre.
Si nous sommes ici, c’est parce que nous sommes convaincus
qu’une société qui permet des discriminations est invivable, que les idéologies
qui promeuvent ou normalisent les inégalités sont dangereuses.
Ensemble nous refusons l’homophobie, la lesbophobie, la
transphobie, la biphobie, tout ce qui atteint, agresse, opprime, persécute les
personnes à raison de leur orientation sexuelle, de leur identité ou expression
de genre.
La LDH rappelle qu’elle était partie civile dans une affaire
de guet-apens homophobe à Ajaccio dont les mis en cause reconnus coupables
étaient mineurs au moment des faits. Nous le savons les guet-apens homophobes
et transphobes font partie des agressions qui inquiètent particulièrement les
associations LGBTIQA+. Il y en aurait eu un tous les 4 jours en 2025.
Sur cette question, on cite l’avis de la CNCDH de mars 2026
portant sur le « plan national contre la haine et les discriminations anti
LGBTQIA + » qui aurait dû être mis en place depuis 2023. La CNCDH indique que parmi
les 117 mesures prévues, à peine 20% ont été mises en œuvre et c’est le domaine
de l'éducation qui a été particulièrement négligé. La CNCDH souligne que L’Etat
délègue au milieu associatif son action de lutte contre les discriminations
anti LGBTQIA + mais sans donner de moyens suffisants. Pire la CNCDH dénonce un « chantage
à la subvention » et rappelle que « le financement public ne peut
viser à réduire au silence ou à la discrétion des revendications des
associations. »
Il nous faut continuer à nous battre pour l’effectivité des
droits.
Autre sujet : la nécessaire solidarité avec les
personnes LGBTIQA+ en danger dans le monde. Les régressions en Europe, comme en
Italie sont inquiétantes. Mais aux USA, nous le savons, les décrets de Trump
autorisent les violences transphobes. En Russie, les organisations qui
défendent les droits LGBTIQA+ sont poursuivies comme terroristes. Sur le
continent Africain, l’homosexualité est illégale dans 63 pays. Tunisie,
Sénégal, Ghana …, Niger, ces jours-ci. Et c’est la peine de mort qui est
encourue dans 12 pays.
La FIDH dénonce l’héritage colonial des phobies LGBTIQA+ rappelant que les lois
coloniales pénalisaient l’homosexualité. Un expert de l’ONU souligne que dans les
cultures précoloniales « la diversité était la règle ».
C’est au Sénégal qu’un ressortissant français est actuellement détenu pour « acte
contre nature ».
Pourtant, c’est au Sénégal qu’existait au XIXe
une figure de diversité, le statut de "gòor jigéen » qui signifie
littéralement « homme femme » en wolof. Ce mot a pris ensuite le sens d’homosexuel. Mais aujourd’hui, il est employé
comme une injure.
Cette question pour dire qu’il nous faut combattre pour le respect du droit d’asile,
assurer la protection et l’accueil des personnes en danger pour leur
orientation sexuelle ou leur identité de genre.
La LDH Corsica était heureuse d’apprendre, l’année dernière, que le droit d’asile
avait été accordé à un jeune homme d’origine togolaise qu’elle avait
accompagné, parce qu’en danger dans son pays d’origine à raison de son
orientation sexuelle. Jeune homme que la préfecture de Haute-Corse avait
pourtant mis sous OQTF puis placé en centre de rétention.
Des victoires sont possibles et il n’y a pas de petite victoire quand il s’agit
de donner plus de droits, plus d’égalité.
La LDH le rappelle : les formes de discrimination, d’oppression
à l’encontre des identités diverses, des expressions de genre s’appuient sur un
modèle normatif patriarcal, sur des logiques de domination et de prédation qui
ne reconnaissent pas l’altérité et assignent à des catégories.
Il est important d’être ensemble pour porter l’émancipation face aux normes
sociales excluantes, aux ordres moraux et autoritaires que les idéologies d’extrême-droite
revendiquent avec leurs conséquences.
Il reste beaucoup à faire en matière d’éducation, d’éducation à la diversité, à
la rencontre, à l’égalité.
Car, nous terminons avec Amin Maalouf, « C’est notre
regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances et
c’est notre regard aussi qui peut les libérer. […] Ce qui est meurtrier, c’est
de définir son identité contre l’autre ».
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- RETOURS SUR L'HISTOIRE DE LA LDH suite aux accusations du gouvernement
"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut
"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.
lundi 15 juin 2026
La section participait à la Marche des fiertés organisée par l'Arcu ce samedi 13 à Ajaccio
Corse-Matin 14 juin :
Prise de parole de la section :







