Francine DEMICHEL nous a quittés. Francine fut professeure de droit
public, présidente de l'Université Paris VIII, directrice de
l'enseignement supérieur au Ministère de l'Education
Nationale, présidente de la fondation de l'Université de Corse.
Elle
était notre amie, notre amie militante, membre du bureau de la section
de Corse de la ligue des droits de l'Homme depuis de nombreuses années
et notre présidente d'honneur.
Elle va nous manquer. Sa passion
pour le politique, pour la chose publique, sa pensée toujours neuve, son
enthousiasme à comprendre les autres, sa jeunesse et sa parole parfois
vive parce que toujours réactive à l'expression des mépris, toujours
révoltée par les injustices; celles des inégalités sociales, celles de
tous les abus de pouvoir.
A Paris comme en Corse, ses
engagements ont été nombreux en tant qu'universitaire, en tant que
citoyenne, en tant que femme et celui de longue date au parti
communiste. Apportant sa réflexion à la reconnaissance du peuple corse,
elle suivait avec inquiétude et clairvoyance les perspectives
d'évolution institutionnelle pour notre île.
Francine fut toute sa vie dans les combats pour les droits des femmes. C'est L'hymne des femmes qu'elle veut entendre et nous faire entendre au moment de son départ.
Relisons
ses textes, à la fois poétiques et politiques, et parmi eux les
derniers qu'elle a écrit pour la LDH - section de Corse : "Pour une philosophie politique de la fraternité" où elle dit son attachement à la fraternité en projetant l'adelphité, puis ses Pensées du Jour de l’An, en janvier dernier, intitulées « ramasser les bonheurs qui traînent »
A sa fille Sophie, à toutes ses amies et amis, la ligue des droits de l'Homme adresse ses condoléances.
Corsenetinfos
Corse-Matin 18 mars