"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

jeudi 11 avril 2013

Prison de Borgo : suite. Article de Corse-Matin sur le lien ci-dessous. Puis, communiqué de la Section prenant acte du départ du directeur même si des inquiétudes demeurent concernant l'existence d'un système de renseignements anonymes émanant du parquet, concernant les sanctions disciplinaires à l'encontre de l'agent qui a témoigné publiquement, concernant le désordre carcéral qui sévit en Corse.

http://www.corsematin.com/article/borgo/la-marmite-continue-de-bouillir-au-centre-penitentiaire-de-borgo.938817.html



Ligue des droits de l'Homme
Section de Corse

 COMMUNIQUE

« La Ligue des Droits de l’Homme prend acte du départ du directeur de la prison de Borgo. Cette mutation est nécessaire si l’on veut espérer un retour au calme dans cet établissement pénitentiaire. Elle n’est toutefois pas suffisante. D’une part, l’hypothèse d’un système de renseignements anonymes, énoncée dans la presse, n’a jamais fait l’objet d’un démenti. Ce système serait à l’origine de nombreuses fouilles de cellules, de plusieurs transferts discrétionnaires de détenus vers le continent et d’incessantes procédures disciplinaires à l’encontre des détenus – 248 en 2012 selon le procureur général de Bastia. Qu’en est-il aujourd’hui ? D’autre part, la menace de sanction à l’encontre d’un personnel pénitentiaire qui a eu le courage de témoigner publiquement, n’est pas levée. Enfin, le désordre carcéral que connaît la Corse – en matière de transferts de détenus, état vétuste et dangereux de la prison d’Ajaccio, centre de détention pour les longues peines à Borgo sans moyens adéquats … - ne peut se régler avec quelques visites éclairs de ministres. La LDH demande la mise en place d’une véritable politique pénitentiaire pour la Corse. Elle a adressé un courrier au Défenseur des droits et au Contrôleur général des lieux de privation de liberté afin de leur exprimer ses inquiétudes. »

Ajaccio, le 11 avril 2013