"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

lundi 6 octobre 2014

Communiqué de la section suite aux interpellations par la Sdat de plusieurs personnes, dont deux avocats

"Une fois de plus, la Ligue des Droits de l'homme dénonce les pratiques de l'antiterrorisme qui visent à impressionner les citoyens.                                                                                                                        L'interpellation d'une dizaine de personnes et parmi celles-ci, deux avocats, dont un est membre de la LDH, et de son épouse, ne pouvait déboucher que sur une importante médiatisation de cette opération de police. Pourquoi user de gardes à vue spectaculaires, là où peuvent suffire de simples convocations ! La LDH sera présente aux rassemblements organisés à Ajaccio et Bastia pour revendiquer le droit à une justice sereine et au respect des droits, dont la présomption d'innocence. Par cette participation, la LDH veut également rappeler son adhésion à une politique de dialogue que ne doit pas entraver l'action disproportionnée de la justice antiterroriste."


Des militants de la section étaient présents lundi soir au rassemblement à la caserne d'Aspretto à Ajaccio où les personnes interpellées sont placées en garde à vue.
La section appelle à se rassembler mardi 7 à 18h devant les préfectures d'Ajaccio et de Bastia.


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Dépêche AFP de P.Lanfranchi reprise par LibérationEurope 1Le pointLe nouvel ObservateurLa Croix ...

(AFP)
Une cinquantaine de militants nationalistes et de membres de la Ligue des droits de l'Homme se sont rassemblés lundi soir devant la base militaire d'Aspretto à Ajaccio pour réclamer la libération d'une dizaine de personnes, dont le batônnier d'Ajaccio et un autre avocat, qui y étaient gardés à vue.
Derrière une grande banderole portant l'inscription "Basta à a ripressione!" ("La repression, ça suffit!"), les manifestants ont symboliquement empêché l'accès à la caserne occupée par la gendarmerie.
Le bâtonnier d'Ajaccio, Dominique Ferrari, et son confrère Philippe Gatti, également membre de la Ligue des droits de l'Homme, ainsi qu'une dizaine de personnes parfois proches de la mouvance nationaliste sont interrogés dans cette caserne depuis lundi matin par des gendarmes et des policiers de la sous-direcion anti-terroriste.
Les investigations concernent deux attentats commis le 5 décembre 2013 contre une autre caserne de gendarmerie d'Ajaccio et un édifice militaire à Bastia.
Le dirigeant du parti indépendantiste Corsica Libera, Jean-Guy Talamoni, élu à l'Assemblée de Corse et avocat à Bastia, a déploré que "les rafles reprennent alors que les choses semblaient s'apaiser avec des avancées politiques à l'Assemblée". Il a stigmatisé "les pêcheurs en eau trouble, à Paris, qui veulent provoquer une situation d'affrontement".
M. Talamoni a annoncé que "l'ensemble des barreaux de Corse vont réagir à partir de mardi" à l'arrestation du bâtonnier Ferrari et de Me Gatti.

Un autre élu territorial de Corsica Libera, Jean-Marie Poli, également porte-parole de l'association Sulidarita de défense des prisonniers politiques, a appelé à l'issue du rassemblement, qui s'est achevé sans incident, à de nouveaux rassemblements mardi soir, devant les préfectures d'Ajaccio et de Bastia.

Article de Corse-Matin du 7/10 :