"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

lundi 11 juillet 2016

Conférence de presse du STC suite à la décision du Tribunal d'Instance de Paris d'annuler sa candidature aux prochaines élections dans les TPE

A l'origine de cette décision, la saisine du Tribunal d'Instance par quatre confédérations nationales. Leur argumentation reposant notamment sur le fait que le STC ne respecte pas les valeurs républicaines. Or, il est grave de porter une telle accusation à l'encontre du STC. Ce sont en effet les organisations d'extrême droite qui ne respectent pas les valeurs républicaines parce qu'elles ne respectent pas le principe d'égalité, parce qu'elles veulent une société exclusive et un système de discriminations institutionnalisé. 
La LDH est également interpellée par le décalage entre l'instance juridique mobilisée, le tribunal d'instance, et la conclusion prononcée, à savoir le caractère illicite du STC. Sur une décision aussi grave en terme de démocratie, la LDH s'interroge en outre sur la procédure accélérée qui n'a pas permis à la défense de s'organiser. 
Dans le cadre du procès en cassation, La LDH apportera un témoignage sur l'attachement du STC aux valeurs républicaines.
La LDH en appelle à l'ensemble des organisations syndicales pour ne pas fragiliser le dialogue social. Les travailleurs corses ont besoin d'un syndicalisme fort et pluriel.

Alta Frequenza Ecoutez André Paccou, pour la LDH.
(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - La Ligue des Droits de l'Homme, elle aussi, a réagi plus que vivement après l'annulation par le tribunal d’instance de Paris de la candidature du STC aux élections dans les TPE du 28 novembre au 12 décembre prochains. Cette juridiction, rappelons-le, a rendu ce jugement après une saisine des structures nationales de la CFDT, la CFTC, FO et la CGT. Le tribunal a estimé que le Syndicat des Travailleurs Corses « poursuit une action politique spécifique », qu’il prône « une discrimination fondée sur l’origine régionale entre les salariés », que « ses préceptes sont contraires à l’essence même de l’activité syndicale ». La LDH a jugé totalement intolérables ces accusations.

Article ARRITI 21/07

Reportage France 3 Corse Corsica Sera 11/07

RCF Corsica 11/07

Corse-Matin 12/07