"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

jeudi 8 décembre 2016

Yvan Colonna : réaction de la LDH après le rejet de sa requête devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme

La Ligue des Droits de l'Homme continue à considérer qu'Yvan Colonna n'a pas eu droit à un procès équitable.
Elle rappelle la campagne qu'elle a menée pour un procès équitable reposant sur la présomption d'innocence et le débat contradictoire à armes égales.
Relire Dossier réalisé en 2007


Article Corsenetinfos 8/12
Extrait :
"La déception de la LDH 
Le rejet de la CEDH suscite également la déception de la section corse de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH Corsica). « La LDH a obtenu deux missions de la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’Homme), composées d’observateurs français et étrangers, pour observer le déroulement du procès de première instance et du premier procès en appel. A l’issue, notamment, du procès en appel, les conclusions du rapport de mission de la FIDH établissaient qu’à son avis, on pouvait s’interroger pour savoir si, à l’issue de l’instruction, il y avait suffisamment d’éléments probants pour poursuivre. Cette observation de la FIDH est forte et signifie simplement qu’elle s’interroge sur le bien-fondé d’un procès. Pour notre part, à la Ligue, nous maintenons que l’ensemble des trois procès ont été absolument chaotiques et que ce chaos est lié au fait que l’instruction a été complètement déficiente, complètement à charge  », rappelle André Paccou, représentant de la LDH Corsica. Et d’ajouter concernant la présomption d’innocence : « Le fait que des ministres, voire des procureurs et des magistrats, ont considéré, avant tout procès, dans leurs interventions, Yvan Colonna comme coupable, est, pour nous, une atteinte à la présomption d’innocence ». La LDH conclut : « la question du procès équitable reste posée concernant Yvan Colonna ».