lundi 20 juillet 2026

Hommage à Patrice Bossart

 C’est avec beaucoup d’émotion que la LDH Corsica a appris le décès de Patrice Bossart, secrétaire général de l’UD CGT de Corse du Sud. Les nombreux échanges, réunions et manifestations qu’elle a partagés avec ce militant étaient chaque fois des moments empreints de fraternité pour une société plus juste. Le syndicalisme corse perd une personnalité qui à travers son action a sans cesse rappelé l’importance de la lutte pour les droits sociaux et contre les discriminations. À sa famille, à ses camarades de la CGT, la LDH présente ses plus sincères condoléances.

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vendredi 19 juin 2026

Projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse : pour la Ldh, "il est grand temps que l'on sorte de la logique des rapports de force avec l'État"

Communiqué de la section 2/06/2026 : La LDH et la réforme institutionnelle de la Corse : le choix des mots pour un apaisement durable
"Nous parvenons au terme du débat sur la réforme institutionnelle de la Corse conséquence de la situation émeutière qui a ébranlé notre société ainsi que l’Etat à l’annonce de l’assassinat d’Yvan Colonna. La LDH nationale en lien avec la LDH Corsica se sont impliquées dans ce débat. Une délégation a été reçue par les commissions du Sénat et de l’Assemblée nationale en charge de ce dossier. Elle a soutenu le projet d’une autonomie qui implique un pouvoir législatif donné à l’Assemblée de Corse et donc plus de responsabilités des Corses dans le choix de leurs élu·e·s. Ce pouvoir législatif est nécessaire particulièrement dans les domaines du développement et de l’aménagement durables de notre île. Il doit évidemment être placé sous le contrôle du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel. Il ne peut énoncer des mesures régressives en matière sociale et environnementale. Pour être effectif, il doit se fonder sur des politiques publiques définies dans le PADDUC notamment, qui réduisent les dépendances de la Corse en matière économique, par exemple en visant une autonomie énergétique et alimentaire, en lien avec les besoins des Corses et de leurs territoires. La LDH soutient également la proposition d’une inscription dans la Constitution de la reconnaissance du peuple corse, composante du peuple français, reconnaissance adoptée par l’Assemblée nationale en 1991. Enfin, elle considère la consultation des Corses sur cette réforme comme une exigence démocratique. Pour la LDH, la réforme institutionnelle devra permettre de sortir des logiques de rapports de force et de cycles de violence et de répression. Dans ses relations avec l’Etat mais aussi pour elle-même, la société corse a besoin d’apaisement. Elle y aspire. "

lundi 15 juin 2026

La section participait à la Marche des fiertés organisée par l'Arcu ce samedi 13 à Ajaccio


La section représentée dans le cortège :

L'appel à la Marche des fiertés de l'Arcu et ses signataires :

Corse-Matin 14 juin : 



Prise de parole de la section :

Pour la 4ème année, la LDH se félicite de l’organisation par l’ARCU de cette Marche des fiertés qui nous réunit, associations, syndicats et au-delà.
Ce qui nous rassemble, ce sont nos combats et engagements pour l’égalité de toutes et tous.
Il est important de nous rendre visibles, de nous faire entendre.
Si nous sommes ici, c’est parce que nous sommes convaincus qu’une société qui permet des discriminations est invivable, que les idéologies qui promeuvent ou normalisent les inégalités sont dangereuses.
Ensemble nous refusons l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie, la biphobie, tout ce qui atteint, agresse, opprime, persécute les personnes à raison de leur orientation sexuelle, de leur identité ou expression de genre.
La LDH rappelle qu’elle était partie civile dans une affaire de guet-apens homophobe à Ajaccio dont les mis en cause reconnus coupables étaient mineurs au moment des faits. Nous le savons les guet-apens homophobes et transphobes font partie des agressions qui inquiètent particulièrement les associations LGBTIQA+. Il y en aurait eu un tous les 4 jours en 2025.
Sur cette question, on cite l’avis de la CNCDH de mars 2026 portant sur le « plan national contre la haine et les discriminations anti LGBTQIA + » qui aurait dû être mis en place depuis 2023. La CNCDH indique que parmi les 117 mesures prévues, à peine 20% ont été mises en œuvre et c’est le domaine de l'éducation qui a été particulièrement négligé. La CNCDH souligne que L’Etat délègue au milieu associatif son action de lutte contre les discriminations anti LGBTQIA + mais sans donner de moyens suffisants. Pire la CNCDH dénonce un « chantage à la subvention » et rappelle que « le financement public ne peut viser à réduire au silence ou à la discrétion des revendications des associations. »
Il nous faut continuer à nous battre pour l’effectivité des droits.
Autre sujet : la nécessaire solidarité avec les personnes LGBTIQA+ en danger dans le monde. Les régressions en Europe, comme en Italie sont inquiétantes. Mais aux USA, nous le savons, les décrets de Trump autorisent les violences transphobes. En Russie, les organisations qui défendent les droits LGBTIQA+ sont poursuivies comme terroristes. Sur le continent Africain, l’homosexualité est illégale dans 63 pays. Tunisie, Sénégal, Ghana …, Niger, ces jours-ci. Et c’est la peine de mort qui est encourue dans 12 pays.
La FIDH dénonce l’héritage colonial des phobies LGBTIQA+ rappelant que les lois coloniales pénalisaient l’homosexualité. Un expert de l’ONU souligne que dans les cultures précoloniales « la diversité était la règle ».
C’est au Sénégal qu’un ressortissant français est actuellement détenu pour « acte contre nature ».
Pourtant, c’est au Sénégal qu’existait au XIXe une figure de diversité, le statut de "gòor jigéen » qui signifie littéralement « homme femme » en wolof. Ce mot a pris ensuite le sens d’homosexuel. Mais aujourd’hui, il est employé comme une injure.
Cette question pour dire qu’il nous faut combattre pour le respect du droit d’asile, assurer la protection et l’accueil des personnes en danger pour leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.
La LDH Corsica était heureuse d’apprendre, l’année dernière, que le droit d’asile avait été accordé à un jeune homme d’origine togolaise qu’elle avait accompagné, parce qu’en danger dans son pays d’origine à raison de son orientation sexuelle. Jeune homme que la préfecture de Haute-Corse avait pourtant mis sous OQTF puis placé en centre de rétention.
Des victoires sont possibles et il n’y a pas de petite victoire quand il s’agit de donner plus de droits, plus d’égalité.
La LDH le rappelle : les formes de discrimination, d’oppression à l’encontre des identités diverses, des expressions de genre s’appuient sur un modèle normatif patriarcal, sur des logiques de domination et de prédation qui ne reconnaissent pas l’altérité et assignent à des catégories.
Il est important d’être ensemble pour porter l’émancipation face aux normes sociales excluantes, aux ordres moraux et autoritaires que les idéologies d’extrême-droite revendiquent avec leurs conséquences.
Il reste beaucoup à faire en matière d’éducation, d’éducation à la diversité, à la rencontre, à l’égalité.
Car, nous terminons avec Amin Maalouf, « C’est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances et c’est notre regard aussi qui peut les libérer. […] Ce qui est meurtrier, c’est de définir son identité contre l’autre ».

mercredi 3 juin 2026

Solidarité avec l'ESAT U Licettu d'Ajaccio

 La LDH Corsica exprime de nouveau sa solidarité avec les personnels et bénéficiaires de l'ESAT (Établissement et service d’accompagnement par le travail) U Licettu mobilisés maintenant depuis plusieurs semaines. Avec les familles, exprimant leur incompréhension, ils demandent la levée de sanctions disciplinaires prises à l'encontre de deux personnes salariées de l'établissement. La LDH soutient leur demande de levée de ces sanctions pour la sérénité de toutes et tous au sein de l'ESAT. Il nous faut saluer le rôle essentiel de ces personnels au service des personnes en situation de handicap.

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mardi 2 juin 2026

La LDH et la réforme institutionnelle de la Corse : le choix des mots pour un apaisement durable

« Nous parvenons au terme du débat sur la réforme institutionnelle de la Corse conséquence de la situation émeutière qui a ébranlé notre société ainsi que l’Etat à l’annonce de l’assassinat d’Yvan Colonna. La LDH nationale en lien avec la LDH Corsica se sont impliquées dans ce débat. Une délégation a été reçue par les commissions du Sénat et de l’Assemblée nationale en charge de ce dossier. Elle a soutenu le projet d’une autonomie qui implique un pouvoir législatif donné à l’Assemblée de Corse et donc plus de responsabilités des Corses dans le choix de leurs élu·e·s. Ce pouvoir législatif est nécessaire particulièrement dans les domaines du développement et de l’aménagement durables de notre île. Il doit évidemment être placé sous le contrôle du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel. Il ne peut énoncer des mesures régressives en matière sociale et environnementale. Pour être effectif, il doit se fonder sur des politiques publiques définies dans le PADDUC notamment, qui réduisent les dépendances de la Corse en matière économique, par exemple en visant une autonomie énergétique et alimentaire, en lien avec les besoins des Corses et de leurs territoires. La LDH soutient également la proposition d’une inscription dans la Constitution de la reconnaissance du peuple corse, composante du peuple français, reconnaissance adoptée par l’Assemblée nationale en 1991. Enfin, elle considère la consultation des Corses sur cette réforme comme une exigence démocratique. Pour la LDH, la réforme institutionnelle devra permettre de sortir des logiques de rapports de force et de cycles de violence et de répression. Dans ses relations avec l’Etat mais aussi pour elle-même, la société corse a besoin d’apaisement. Elle y aspire. »

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jeudi 28 mai 2026

Manifestation de Scola Corsa à Bastia : pour la LDH, la langue corse, un socle de notre communauté de destin

Partie prenante de la délégation de Scola Corsa reçue par les préfets de Corse et de Haute-Corse le 28 avril dernier, la LDH Corsica est notamment intervenue sur le recours administratif du préfet de Corse concernant le financement de ces écoles. Elle considère encore aujourd’hui que les parties mises en cause par ce recours n’ont pas fauté, et par conséquent ne sont pas punissables.

La réponse à la question du plurilinguisme en France n’est pas un enfermement dans des procédures judiciaires, qui visent aussi d’autres langues régionales. Elle se trouve dans la définition d’un nouveau droit qui protège ces langues dont le corse et qui garantisse leur usage par la mise en œuvre de nouvelles politiques publiques dans l’esprit de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires que la France n’a toujours pas ratifiée.

C’est cette nécessité d’une protection par le droit que la LDH a de nouveau rappelée lors de sa prise de parole le 28 avril devant la préfecture d’Ajaccio ainsi que sa vision pour la Corse : la construction d’une société bilingue sans discrimination, pour toutes les personnes qui résident ici durablement quels que soient leur lieu de naissance ou leurs origines. La langue corse est en effet un bien commun et un socle de notre communauté de destin.

Aussi, la LDH appelle à la vigilance quant à la présence de l’extrême-droite dans cette mobilisation. Le corse ne peut être instrumentalisé à des fins de discrimination et de xénophobie.

Par ailleurs, la LDH observe que l’Education nationale poursuit, notamment dans le primaire, la généralisation de l’enseignement bilingue français-corse suivant une méthode dite classique avec « parité horaire en langue corse et en langue française » ou suivant une méthode dite immersive proposant « un cursus spécifique intensif ».

Dans le même temps, le service public de l’Education nationale subit des maltraitances avec des suppressions de postes. On ne peut ignorer que cet état de fait pourrait induire une mise en concurrence entre Scola Corsa, école privée, avec l’école publique et donc le risque d’une division entre Corses, ce qui affaiblirait le combat à partager, celui de sauver la langue corse considérée comme en danger par l’UNESCO.

Défendre cette langue nous impose de défendre le service public et de promouvoir au sein de la société corse les initiatives associatives : Scola Corsa, Parlemu Corsu, l’Adecec, l’associu Scopre… qui permettent de démultiplier les espaces de partage et d’immersion linguistiques contemporains. Tel est le sens de la participation de la LDH Corsica à la manifestation à l’appel de Scola Corsa ce samedi 30 mai à Bastia.
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La section présente à la manifestation. André Paccou, délégué de Corse, était dans la délégation reçue en préfecture :

Extrait de l’article du site de  France 3 Corse Via Stella - 30/05/2026 :
"Suivez en direct la mobilisation :
16h20 : Une délégation est reçue par le préfet. Elle est composée du sénateur de la Haute-Corse Paul-Toussaint Parigi, du maire de Bastia Gilles Simeoni, du député de la Haute-Corse Michel Castellani, du président de la Ligue des Droits de l'Homme de Corse André Paccou, du président de Scola Corsa Ghjiseppu Turchini et de Jean-Pierre Luciani du STC Education.
16h10 : Le cortège est arrivé devant la préfecture de Haute-Corse…
16h : Selon les dernières estimations, 1 700 personnes sont présentes selon les services de police, 3 000 selon les organisateurs.
15h20 : Environ 1 500 personnes ont fait le déplacement pour soutenir Scola Corsa…
Des représentants associatifs, notamment de la Ligue des Droits de l'Homme de Corse, se trouvent aussi dans le cortège." France 3 Corse Via Stella

Corse Matin
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mercredi 27 mai 2026

La section présente au 93e congrès de la LDH à Rennes

 Nous saluons l'élection de Nathalie TEHIO, pour son deuxième mandat de présidente de la LDH.

Débats et votes


Election de Nathalie TEHIO présidente

Vote de la résolution "Contre la loi du plus fort, choisir l'Etat de droit"

Dédicace du livre de la section 
" La Corse à présent. Emancipation, mondialisation et questionnement identitaire"



La deuxième des trois tables rondes 
"L'Etat de droit : attaques et résistances en France et dans le monde"

Municipalité de Bastia et subvention à l'attention de la LDH Corsica votée

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vendredi 15 mai 2026

Soutien aux personnels de la Poste de l'Ile Rousse en grève depuis 15 jours

Nous apprenons que le rassemblement prévu demain est annulé.

Les personnels ont obtenu un Cdd. Bravo à eux.

La LDH présente au rassemblement aux côtés des postiers de l'Ile Rousse le 16 mai

La LDH apporte son soutien aux personnels de la Poste de l'Ile Rousse en grève depuis le 5 mai pour leurs conditions de travail et la demande de création d’un poste de facteur.

Elle sera présente au rassemblement samedi 15 mai à l'Ile Rousse à l'appel de la CGT de la Poste de Haute-Corse.

Cette demande correspond aux besoins d'un service postal de proximité pour une population en augmentation, service aujourd'hui mis en difficulté comme tant d'autres missions de service public en Corse.

La LDH exprime son entière solidarité avec les personnels mobilisés pour leurs droits et un égal accès à des services publics qui répondent aux besoins de toutes et tous.

Ajaccio, le 15 mai 2026

lundi 11 mai 2026

La LDH aux côtés des salarié·e·s de l'ADMR

La LDH est aux côtés de tous les salarié·e·s du secteur médico-social dont les conditions de travail se précarisent de façon particulièrement inquiétante alors qu'ils sont elles-mêmes et eux-mêmes en charge des personnes les plus vulnérables et précaires au sein de notre société.

Après les personnels hospitaliers brancardiers et urgentistes, les associatifs de l'accueil et hébergement d'urgence, les salarié·e·s de l'ESAT, ce sont les personnels de l'ADMR qui dénoncent les conditions dégradées qui leur sont imposées.

Les solidarités syndicales et associatives sont essentielles alors que de trop nombreux personnels de ce secteur sont malmenés dans leurs missions de soutien et d'aide indispensables aux personnes en situation de fragilité sociale ou médicale.

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samedi 9 mai 2026

Projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis

 Soutien de la section à la projection du documentaire "Tout va bien" de Thomas Ellis sur les enfants non accompagnés.

La section représentée par Patrizia Poli et Marie-Anne Acquaviva présente à la projection à Bastia. Patrizia et Marie-Anne ont échangé avec le réalisateur Thomas Ellis sur l'urgence de ce combat pour l'intérêt supérieur des enfants quelles que soient leurs origines.


Tout va bien 

Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescents ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie.Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue.  "Tout va bien " répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer…


Bande annonce:

https://www.youtube.com/watch?v=MuZafX6lvvs


Tout va bien est sous le haut-patronage du ministère de l'Éducation Nationale.

Le film est accessible aux enfants à partir de 12 ans.

Un dossier pédagogique complet est disponible pour prolonger la réflexion en famille après la projection:

https://mcusercontent.com/d098376807625e9a08143e679/files/a897cde9-f35b-24fd-9d00-ff4b246d9544/toutvabien_dp_24112025_b.pdf

vendredi 1 mai 2026

1er mai - La section aux côtés des syndicats à Ajaccio et Bastia

"En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels." 

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mercredi 29 avril 2026

La section présente aux côtés de Scola Corsa

La section a participé aux rassemblements à l'appel de Scola Corsa à Ajaccio et Bastia ce mardi 28 avril.

La LDH était représentée par André Paccou dans la délégation de Scola Corsa reçue en préfecture par le préfet de Corse, le préfet de Haute-Corse et le recteur.

RCFM

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Corse-Matin 29/04 :

Déclaration de la LDH Corsica –
Présence aux rassemblements de Scola Corsa à Ajaccio et Bastia le 28 avril 2026

Il y a près de 25 ans, la LDH appelait à la nécessité d’un nouveau droit linguistique. Elle s’exprimait en ces termes : « Il s'agit de donner enfin droit de cité à la langue corse dans sa société d'origine. L'instauration d'une égalité de traitement entre le corse et le français dans l'espace public insulaire répond à cette exigence de justice. L'institutionnalisation d'un bilinguisme n'interdit aucun accès à cet espace public pour les non-corsophones. Les apprentissages linguistiques qui sont de puissants facteurs d'intégration doivent être développés. La généralisation d'un enseignement bilingue à l'Ecole et une véritable politique publique de l'apprentissage du corse par la formation continue répondent à des exigences de démocratisation en mettant en perspective une égalité d'accès à ces apprentissages pour tous. Ils développent aussi une culture pluri linguiste porteuse d'universalité ». (2002 - Un chantier républicain)
A-t-on avancé depuis ? La France n’a jamais ratifié la Charte européennes des langues régionales ou minoritaires entrée en vigueur en 1998. Le Conseil constitutionnel a motivé ce refus par les atteintes que la Charte porterait aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République et d’unicité du peuple français. L’attribution de « droits spécifiques à des « groupes » de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l'intérieur de "territoiresdans lesquels ces langues sont parlées » était particulièrement ciblée. Il est vrai qu’une langue ne vit pas au sein d’un groupe humain mais de manière solitaire en soliloquant !
En 1992, le rapport explicatif de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires rappelait cette exigence démocratique d’un exercice desdites langues dans toute la société, enseignement, médias, monde judiciaire et administratif, vie économique et sociale, secteur culturel, pour compenser les conditions défavorables qui leur avaient été réservées dans le passé et pour leur donner la possibilité de se maintenir, de se développer.
Alors a-t-on avancé depuis ? Une réponse s’impose : la langue corse n’a toujours pas de véritable reconnaissance en droit et par voie de conséquence les libertés de s’exprimer et de penser s’en trouvent altérées car il existe un lien entre chaque langue dans le monde et ces libertés.
La langue corse n’est pourtant pas interdite. Elle peut être la langue des relations privées. Concernant les relations publiques, elle peut y être tolérée, ce qui signifie être à tout moment interdite. Nous pensons ici à son usage à l’Assemblée de Corse.
C’est pourquoi il faut que la langue corse soit reconnue en droit car seul le droit protège.
C’est dans ce contexte que la LDH situe les enjeux de Scola Corsa, de son existence et de son développement. Tolérée un temps, Scola Corsa est aujourd’hui menacée, non pas par le préfet qui applique le contrôle de légalité, mais par l’absence d’un droit linguistique.
Au regard de ce défaut d’un droit à la langue, la transmission de la langue corse en tant qu’objet social telle que la porte la pédagogie par immersion, peut être tolérée un jour et interdite le lendemain.
Par ailleurs, la LDH recourt à deux autres arguments pour renforcer son soutien à Scola Corsa et ses écoles d’enseignement immersif, établissements privés certes mais qui ont aussi fait le choix de la gratuité de leur enseignement ainsi que le choix de la laïcité à l’image du service public de l’Education nationale.
Il est temps que la République française accueille en son sein les langues dites régionales ou minoritaires. Il est temps qu’elle garantisse leur existence et leur développement, et donc leur transmission par le droit. Cela reste un combat démocratique à mener.
Dans l’immédiat, il est essentiel de sortir d’une situation de contentieux et de risques de tensions renforcées. La LDH en appelle à un dialogue entre les parties concernées – Etat, Académie, Collectivité de Corse et Scola Corsa.

France 3 Corse Via Stella

ARRITTI 14 mai 2026 :

mardi 28 avril 2026

Communiqué - Israël-Palestine - Pour que la Corse soit fidèle au message des justes

 Communiqué signé nommément par l'ensemble des membres du bureau de la LDH Corsica

"Pour que la Corse soit fidèle au message des justes

Début mai, pendant trois jours, Terra Eretz Corsica Israël organise un « week-end exceptionnel en Corse », un « Shabbat plein » à Bastia. Nous connaissons les positions de soutien sans limite de cette association au gouvernement israélien actuel et ses ministres ultrareligieux et d’extrême-droite qui ne conçoivent pour la protection du peuple israélien que l’usage de la force.

Nous craignons que cette manifestation ne serve de tribune au soutien à la famine et au génocide en cours à Gaza, à la colonisation de la Cisjordanie soumise aux violences de milices israéliennes d'extrême-droite, à la guerre au Liban et toujours plus de conquêtes par l’armée israélienne du territoire de ce pays.

Nous avons condamné de manière absolue les massacres du 7 octobre 2023 et dit que leurs responsables, le Hamas, doivent être traduits devant la justice internationale. Nous condamnons avec la même force et les mêmes conséquences les bombardements du Hezbollah visant Israël. Nous ne pouvons nous taire devant les violences commises par Israël contre les populations civiles palestiniennes et libanaises, des dizaines de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes tués. Nous disons que les responsables de ces violences doivent également répondre de leurs actes devant la justice internationale.

Il existe un chemin pour la paix. Il passe par la reconnaissance d’un Etat palestinien afin que soit assurée la sécurité d’Israël.

Nous ne voulons pas que la Corse se transforme en base arrière du conflit au Proche-Orient à cause de la diffusion d’idéologies belliqueuses. Si nous voulons rester fidèles au message des justes, celui d’une unité, l’humanité, la Corse ne peut servir de tribune à des agitations guerrières. Nous le demeurerons si nous soutenons le droit des Palestiniens à vivre dans un Etat en toute liberté et le droit des Israéliens à vivre dans leur Etat en toute sécurité."

Le bureau de la LDH section de Corse :
Jean-Claude Acquaviva, Marie-Anne Acquaviva, Marie-Josée Bellagamba, Antonin Bretel, Frédérique Campana, Jean-François Casalta, Jean-Sébastien de Casalta, Hichame Karaa, Christine Mattei-Paccou, Gérard Mortreuil, André Paccou, Patrizia Poli, Elsa Renaut, Sampiero Sanguinetti

Ajaccio, le 28 avril 2026

Corsematin - com

Corse-Matin 9 mai 


vendredi 24 avril 2026

La LDH aux côtés du peuple palestinien ce samedi 25 avril à Ajaccio

 La LDH sera présente samedi 25 avril à 10h aux côtés des militantes et militants engagés dans l'organisation du départ d'Ajaccio d'un bateau qui rejoindra la flottille internationale pour Gaza.

Elle y sera en solidarité avec toutes les populations civiles victimes du conflit au Proche-Orient, dont les populations de Gaza et de Cisjordanie, pour le respect du droit international et du droit humanitaire, pour une paix juste et durable au Proche Orient.

Depuis des décennies, le peuple palestinien voit ses territoires occupés et endure un régime de violences et de colonisation contraire au droit international. Désormais, il subit une tentative d’effacement de la part du gouvernement israélien dont le génocide à Gaza est l’épisode le plus insupportable.

Le cessez-le-feu à Gaza instauré le 10 octobre 2025 est régulièrement mis à mal par des attaques israéliennes et l’aide humanitaire toujours empêchée d’accéder à Gaza.

Rappelons que les médias et les ONG de défense des droits humains israéliennes, palestiniennes et internationales ne peuvent accéder librement aux territoires palestiniens, en particulier à Gaza. Les ONG Al-Haq, Le Centre palestinien pour les droits de l’homme et Al-Mezan, membres de la Fédération internationale des droits humains au côté de la ligue des droits de l’homme ont notamment été sanctionnés par les Etats-Unis en novembre 2025 pour leur coopération avec la Cour Pénale Internationale dans ses enquêtes sur les crimes commis par Israël dans les territoires palestiniens. La France a rejeté par deux fois la demande de visa du directeur d’Al-Haq qui était attendu devant le comité des droits de l’homme du Parlement européen.

À l’heure où l’ordre international est bafoué de façon répétée et revendiquée par les dirigeants de plusieurs Etats, plus que jamais le respect du droit international doit être une boussole pour la résolution de tous les conflits.

France 3 Corse Via Stella - Corsica Sera 25/04

samedi 18 avril 2026

Journée internationale des prisonniers politiques - Ajaccio 17 avril

 La section présente à l'invitation de l'Associu Sulidarità

Déclaration de la section de Corse à la journée internationale des prisonniers politiques

Ajaccio, le 17 avril 2026

Cette réunion est importante. Elle informe sur les pratiques de l’anti-terrorisme qui perdurent encore aujourd’hui. Certes, les interventions de la justice antiterroriste, les interpellations les perquisitions, les gardes à vue sont nettement moins nombreuses que par le passé. A des périodes récentes, ces opérations étaient systématiquement organisées les mardis à 6 heures du matin.  Ces dernières années, elles se font également à bas bruit.

Mais il serait irresponsable de considérer qu’elles se situent à la marge de notre société, à la hauteur de faits divers. L’important n’est pas le nombre d’interpellations, toutefois une quarantaine entre 2022 et 2025 selon les informations que nous a transmises l'Associu Sulidarità.

Leur moindre visibilité dans le débat public ne doit pas nous leurrer. Elles continuent à entretenir des tensions dans la société qui en cas de « bavure », susciteraient à n’en pas douter, des mouvements de colère. Qui donc aurait pu prévoir la révolte notamment de la jeunesse qui a ébranlé la Corse au printemps 2022 à l’annonce de l’assassinat d’Yvan Colonna. L’Etat ne peut ignorer que ses répressions hors norme et ses dénis de justice inspirent encore aujourd’hui et légitimement une méfiance profonde dans la société corse.

La ligue des droits de l’homme comme certainement la très grande majorité d’entre nous, voulons clore cette histoire faite d’affrontements et de cycles de violence et de répression. Nous avons besoin de développement démocratique pour construire un autre avenir pour la Corse. Force est de constater que la justice anti-terroriste, pièce maîtresse de la répression de l’Etat est encore notre présent. La brutalité des interpellations et les maltraitances pendant les gardes à vue qui nous sont rapportées ce soir à travers les témoignages de personnes victimes et les constats d’atteintes aux droits établis par leurs avocats ne sont pas acceptables.

Des portes d’appartement ou de maison brisées à coup de têtes de bélier, des perquisitions impressionnantes avec la destruction de biens personnels, des adultes et des enfants placés sous surveillance d’hommes armés, les personnes interpellées d’abord bloquées dans leur moindre mouvement sous la pression d’hommes armés, puis emmenées en garde à vue pour certaines avec les yeux bandés pendant leur transport, des gardes à vue avec des fouilles avilissantes, des privations de nourriture, de lumière voire de médicaments, des transferts à Paris visant à isoler encore plus certains gardés à vue relâchés en plein Paris sans repères et sans ressources …

Nous nous interrogeons face aux conséquences de ces méthodes policières et donc sur les objectifs de ces opérations :

    Des enfants et des jeunes voire leurs parents traumatisés avec des suivis médicaux pour plusieurs d’entre eux ;

    Un nombre conséquent de gardés à vue remis en liberté sans poursuite auquel s’ajoutent en cas de poursuite, des relaxes ;

      Une stratégie policière du coup de filet qui consiste autant à faire peur qu’à contribuer à la recherche d’informations utiles à la justice.

Et dans ce contexte, comment ne pas penser à la possibilité de réactions des personnes ainsi maltraitées, celles d’adultes par exemple, pour protéger les enfants. Comment ne pas se dire que ces opérations pourraient dégénérer à tout moment. En réponse à ces réactions, les policiers pourraient utiliser leurs armes au nom de leur légitime défense instituée depuis 2017 par la loi Cazeneuve.

Récemment, dans d’autres circonstances, la Corse a vécu cette situation avec la mort d’un homme après les tirs d’un policier.  Le procureur a considéré la réaction du policier comme étant un geste de légitime défense. C’était le 20 décembre 2025, à Ajaccio, dans le cadre d’une interpellation sur la voie publique. L’action de la justice est toujours en cours.

Outre les atteintes portées aux droits des personnes victimes, les opérations de la police antiterroriste sont des situations de vives tensions. Il nous faut prévenir le risque de drames. Ce n’est pas une vision catastrophiste mais la prise en compte d’une réalité où le droit à la force de l’Etat se substitue à la force du droit de l’Etat de droit. 

La méfiance qu’entretient l’Etat avec la société corse selon lui culturellement violente et sa volonté de tutelle sur la Corse sont toujours au cœur de notre présent. Elles nécessitent de ne surtout pas cesser les mobilisations et les protestations contre les traitements d’exception de l’Etat. Ce refus d’une soumission à un droit de l’Etat fondé sur ces traitements est aux fondements de notre émancipation. Il est une condition nécessaire pour que vive et se développe notre communauté de destin. 

Tel est le sens de la présence de la ligue des droits de l’homme auprès des personnes maltraitées par l’antiterrorisme, auprès de leurs avocats et aux côtés de l’Associu Sulidarità.

Ensemble, il nous faut alerter sur les dangers de l’antiterrorisme et cela passe prioritairement par la fin des opérations de la police anti-terroriste et de la mise en œuvre de procédures anti-terroristes ainsi que par le respect des droits de l’homme et de la dignité de chacune et de chacun notamment en étudiant les recours de justice possibles contre les maltraitances subies dans le cadre des opérations de ces dernières années.

Pour conclure, permettez moi, au nom de la LDH, de nous associer à l’hommage que vous rendez ce soir à Jean-Marie Poli qui fut de par son engagement pour les droits des prisonniers politiques un militant des droits de l’homme.

André Paccou, délégué de Corse et membre du comité national de la ligue des droits de l’homme

France 3 Corse Via Stella Reportage 5'22

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