"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

lundi 4 août 2014

La section LDH Corsica avec l'associu Sulidarità sont intervenues aux Ghjurnate internaziunale di Corti pour présenter leur plateforme revendicative "Les prisonniers politiques : une urgence sociale et politique"

Co-animateur à la tribune, André PACCOU a rappelé la position de la LDH, dont voici un résumé :
"La situation des détenus politiques est au point mort. Depuis 2011, il n'y a pas a eu de rapprochement. Le décret d'application de la loi pénitentiaire de 2009 permettant le rapprochement des détenus dont l'instruction est close demeure lettre morte. Les alternatives à l'emprisonnement (remise en liberté avec port d'un bracelet électronique) et les conditionnelles sont systématiquement refusées.
La question d'une demande d'amnistie, suite au dépôt des armes par le FLNC a été abordée par Sulidarità. La LDH a précisé que lorsque celle-ci serait à l'ordre du jour, la LDH saurait prendre ses responsabilités, tout en soulignant que, de par le monde, la résolution des conflits passe par cette question. Il s'est référé à la situation au Pays basque en précisant l'implication de la section LDH de Bayonne et celle de la LDH nationale. 
Puis il est revenu sur la plate-forme commune LDH-Sulidarità. Il a insisté sur la nécessité de réponses immédiates aux questions posées par les détenus et leurs familles, d'où le titre de cet appel "Prisonniers politiques, une urgence sociale et politique".
Il a conclu la réunion en insistant sur l'importance de certains mots repris régulièrement dans les différentes prises de parole : le blocage du Parquet et de l'administration pénitentiaire, l'urgence sociale pour les familles de détenus confrontées à une précarisation croissante, conséquence de l'éloignement carcéral de leurs proches emprisonnés. Il a  observé avec force que ce qui était demandé, n'était ni plus ni moins que l'application de la loi. Il a rappelé le principe d'égalité devant la loi, précisant que si celui-ci n'était pas garanti pour les prisonniers corse, alors il fallait dénoncer des comportements discriminatoires à leur encontre."