"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

vendredi 17 juillet 2015

Depuis plusieurs semaines et en particulier depuis les événements de l’école de Prunelli di Fiumorbu, André Paccou, porte-parole de la LDH, est victime d’une campagne violente et haineuse entretenue par plusieurs personnes sur le réseau facebook.  
Injures, menaces et images ignobles, répétées, amplifiées au fil des messages, véritable défoulement de haine, le visent personnellement et atteignent sa famille. Son nom est associé à des photos obscènes (une « partouze ») assorties de commentaires abjects, insupportables à reproduire. Les menaces vont crescendo. 
"tu es pas chez toi ici alors ferme ta gueule et va vivre chez les melons......", "on t'emmerde,..... retourne en francarabie....", "c’est une charogne de français de merde, marcher derrière lui c’est une honte moi je le ferai quand lui sera entre 4 planches !!!!! là je le suivrai, fils de pute… seule la violence paie…", "son fils travaille à la mairie … non ?", " .......ne devrait jamais oublier qu’il n’est pas corse et que le temps chez nous ne signifie rien demain ou dans 20 ans il en fera la très amère expérience »

Même si les événements de l’école de Prunelli di Fiumorbu sont passés, même si des comptes ont été fermés et des messages supprimés, André Paccou est resté la cible de menaces et d’injures. Leurs auteurs ont continué à déverser leur haine, durcissant leurs menaces, montrant leur acharnement à nuire. Son portrait est alors exhibé en permanence avec ce commentaire « cet homme est dangereux »

Et ils le font au nom du « sang corse », de la "Corse terre chrétienne", de la lutte contre "l’islamisation forcée de la Corse". Certains se réfèrent au groupuscule d’extrême-droite « riposte laïque » ou sont en lien avec d’autres groupuscules d’extrême droite corses tels « cristiani corsi », « sangue corsu », « patria nostra ». On ne peut pas croire que ces personnes soient la proie de discours dont ils ne mesureraient pas l’objectif. Ils sont les acteurs d’une stratégie du pire qui se diffuse, convainc et se joue des peurs.
Nous devons réagir pour dire notre solidarité avec André et sa famille. Nous devons dire fermement que nous condamnons ces pratiques haineuses et  l’idéologie raciste dont elles se réclament. Nous devons avoir conscience qu’il s’agit d’une campagne mise en œuvre par des individus impliqués dans des organisations et des réseaux d’extrême-droite. L’objectif est de créer un climat dangereux autour du porte-parole de la LDH et de sa famille, et d’inciter à des comportements violents en tous lieux à tout moment. Nous ne devons pas sous-estimer les possibles conséquences de cet activisme militant.
 Le 16/072015
Le bureau de la section de Corse de la LDH : Elsa Renaut (présidente), Jean Sébastien de Casalta (vice-président), Antonin Bretel (secrétaire), Maryline Antoni (secrétaire adjointe), Dominique Renucci (trésorière et déléguée régionale), Claudette Dézert (trésorière adjointe), Jean Claude Acquaviva , Jean-Pierre Arrighi, Gérard Mortreuil, Sampiero Sanguinetti, Marie Louise Serra, Michèle Zevaco. Conseillère juridique : Frédérique Campana.