"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

samedi 2 juillet 2016

Prisonniers politiques : venue du Premier Ministre en Corse

Une délégation composée de la LDH et de l'Associu Sulidarità sera reçue par M. Olivier Christen, conseiller spécial du Premier Ministre en matière de justice, lundi 4 à 11h au Rectorat. 

La LDH et Sulidarità appellent à un rassemblement Place Foch à 10h qui se déplacera en cortège vers le Rectorat.

Associu Tocca Noi, Corsica Libera, Femu a Corsica, Ghjuventu Indipendentista appellent à se joindre au rassemblement organisé par la LDH et Sulidarità.

Voir conférence de presse de mercredi 29 juin à l'Assemblée

LEPOINT.FR 3/07 Extrait de l'article :
"Manuel Valls se rend en Corse lundi 4 juillet et le Premier ministre sera très attendu sur l'île de beauté puisqu'en fin de semaine le président de l'exécutif de Corse,Gilles Simeoni, a interpellé le locataire de Matignon pour lui demander de se pencher sur le sort des prisonniers « politiques ». « Je sais que vous considérez que cette catégorie n'existe pas en droit français », écrit le responsable nationaliste dans un courrier du 29 juin adressé au Premier ministre, affirmant que ces détenus corses « se voient appliquer, en droit pénal et pénitentiaire, des mesures exorbitantes du droit commun : non-application des règles de rapprochement, appel systématique du parquet en matière d'application des peines, régime particulier en détention ».
Gilles Simeoni souligne que, depuis le dépôt des armes par le Front de libération national corse (FLNC) en juin 2014 et le « retour à un dialogue politique démocratique », « la construction de la nouvelle donne entre la Corse et l'État passe aussi (...) par le traitement politique du sort des personnes condamnées, poursuivies ou recherchées pour des faits liés audit conflit politique ».
Il évoque ainsi une délibération favorable à une loi d'amnistie, adoptée à une large majorité par l'Assemblée de Corse en mai 2015. Une amnistie depuis appuyée par une pétition dont plus de 150 communes insulaires sont déjà signataires. « Les gestes que vous pourriez faire en ce sens sont attendus et espérés par une très grande majorité de Corses », conclut le président de l'exécutif de Corse.
Une manifestation à Ajaccio
L'Associu Sulidarità, association de soutien aux prisonniers politiques, et la section corse de la Ligue des droits de l'homme ont lancé un appel à manifester lundi matin en faveur d'une telle loi d'amnistie, à proximité de la préfecture de Corse à Ajaccio, au moment même où la délégation ministérielle y sera en réunion. Cet appel a été relayé par Femu a Corsica et Corsica Libera, les deux groupes de la majorité territoriale.
Des représentants de l'Associu Sulidarità et de la LDH devraient par ailleurs être reçus, en fin de matinée, par Olivier Christen, principal conseiller en matière de justice du Premier ministre."

Corse-Matin 2/07
France 3 Corse Via Stella

Corsica Sera 3/07 : reportage sur les prisonniers politiques