"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

jeudi 18 mai 2017

La section rend hommage à André Bach

"Le général Bach nous a quittés. La LDH rend hommage à cet homme qui n’a cessé de lutter pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre 14-18. Historien, André Bach a voulu par son engagement, rétablir la vérité et rendre leur dignité aux fusillés et à leur famille.
A plusieurs reprises, il est venu en Corse partager son combat pour la justice aux côtés des familles de fusillés corses, de la journaliste Jackie Poggioli et de la LDH. Ce furent des moments marqués par l’humanisme, la simplicité et la bonne humeur. 
A son épouse et ses enfants, la LDH présente ses plus sincères condoléances."

                                                                               Conférence d'André Bach à Aullène en août 2014

André Bach a été chef du service historique de l'Armée de terre de 1997 à 2002. Il est l'auteur de deux ouvrages de référence sur les fusillés : Fusillés pour l'exemple, 1914-1915 et Justice militaire 1915 1916.                                                                                                                                  
Quelques citations d'André Bach à propos de son combat pour les fusillés et pour la justice :
"S'intéresser aux fusillés ne signifie pas que l'on s'intéresse moins à ceux qui ont perdu la vie sans avoir été confrontés à la justice militaire. On s'y intéresse au contraire d'autant plus".
"Cette mort infamante d'hommes, à genoux, fusillés par leurs camarades, "au nom du peuple français" interpelle l'Etat comme notre communauté nationale."                                                            
"Quelle que soit l'époque, l'aspiration à ce que justice soit rendue est essentielle. On veut savoir si les sentences rendues par la justice de guerre correspondent bien à l'idée que nous nous faisons de la justice. Aucune réponse claire n'a été donnée par l'Etat à ceux qui se posent cette question".