"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

lundi 28 juillet 2014

Conférence de presse de l'Associu Sulidarità et de la Section - Les prisonniers politiques : une urgence sociale et politique

Médias présents : AFP, Alta Frequenza,Corsenetinfos, Corse-Matin, France 3 Corse Via Stella, RCFM 

Plateforme revendicative commune Associu Sulidarità et LDH Section de Corse : 
 Malgré la mobilisation incessante des familles et de leur association, des demandes unanimes de l’Assemblée de Corse sous forme de résolutions, les engagements pris par plusieurs gouvernements, la situation des prisonniers politiques, condamnés et prévenus, n’est toujours pas réglée.

Pire, aujourd’hui, elle est au point mort.
Le fait que, depuis novembre 2011, il n’y ait eu aucun rapprochement de prisonniers en Corse, est emblématique de ce blocage.

Pourtant les réponses existent. Il faut une volonté politique nouvelle.

L’associu Sulidarità et la section de Corse de la Ligue des Droits de l’Homme insistent sur l’urgence d’une action. Elles demandent que soit prise en compte la nouvelle donne politique après l’initiative de paix du FLNC.

L’apaisement est l’affaire de toutes les parties concernées. Désormais, il revient à l’Etat d’y contribuer ;
-  en utilisant les capacités existantes au centre de détention de Borgo pour rapprocher les prisonniers qui le demandent ;
-   en permettant l’accès aux libertés conditionnelles pour les condamnés politiques conditionnables ;
- en publiant le décret qui permet le rapprochement des prévenus dont l’instruction est terminée, conformément à la loi pénitentiaire de 2009 ;
-   en regroupant en région parisienne, les prévenus dont l’instruction est en cours

Dans tous les cas, il s’agit de prendre en considération les difficultés sociales grandissantes des familles pour financer leur droit de visite et les frais d’avocats.

C’est au Premier Ministre et à la Garde des Sceaux que Sulidarità et la Ligue des Droits de l’Homme s’adressent.

Toutes nos revendications relèvent de l’application de la loi et permettent l’effectivité du droit au respect de la vie familiale et privée, énoncé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Toutes reposent sur la volonté de contribuer à un véritable dialogue avec le gouvernement que les Corses et leurs élus appellent de leur vœu pour construire, de manière durable, une société apaisée.

LIEN : France 3 Corse Via Stella
LIENS : Article de l' AFP repris par l'Express20minutesLibérationLeNouvelObservateurNiceMatin
LIEN : Alta Frequenza
LIEN : Corsenetinfos