"La Ligue ne se borne pas à prendre en charge la portion de justice inscrite dans la loi ; elle veut inscrire dans la loi la totalité de la justice." Victor BASCH au Congrès de 1929. Il a été président de la LDH de 1926 à 1944. Il fut assassiné avec sa femme Ilona par la milice française le 10 janvier 1944.

lundi 27 octobre 2014

Présente au débat organisé par Corsica Libera le 18/10, la LDH a apprécié la qualité des échanges.
Avec l'ensemble des participants, elle a partagé le constat d'une situation inquiétante dont la responsabilité se trouve du côté du président de la République et du  gouvernement.
Dans une tribune "La Corse perd la patience"(ci-dessous) publiée dans Le Monde.fr, André PACCOU a explicité la position de la LDH Corsica. 
Désormais, la LDH attend le texte fondateur de la coordination annoncé par les organisateurs de la réunion de Corté  pour se prononcer sur une adhésion à cette démarche.

Article de Corse-Matin du 27/10 :
L'appel de Corsica Libera à engager un dialogue constructif avec l'Etat
Publié le lundi 27 octobre 2014 à 07h09
  Une soixantaine de personnes, de tous horizons, ont pris part au débat.
José Martinetti

Le mouvement nationaliste souhaite réunir élus de toutes mouvances et membres de la société civile pour débloquer le « silence et le mépris de l’Etat », affichés à l’égard de la Corse et de ses institutions
Un certain nombre de nos idées sont en train de passer et l'assemblée de Corse a voté des points essentiels pour le futur de l'île, mais, à cause du silence de l'État, nous sommes dans une phase d'incertitude que nous devons combler par un fort engagement populaire ».
Les mots de François Sargentini expliquent rapidement pourquoi l'exécutif de Corsica Libera a appelé à un grand rassemblement qui s'est tenu dernièrement à Corte.
Dans l'amphithéâtre Ettori, une soixantaine de personnes, issues de la famille nationaliste, bien entendu, mais aussi des élus ou anciens élus de gauche, des responsables d'associations, des syndicalistes étudiants ou autres*…
À droite, Jean-Martin Mondoloni a été excusé, « tout comme certains socioprofessionnels qui sont partie prenante de notre projet, mais ne pouvaient pas être avec nous », détaille Petr'Antone Tomasi.
Car le but, clairement affiché dès le début de ce rassemblement, était de réunir « l'ensemble des forces vives de l'île, peu importent les convictions politiques des uns et des autres, pour débloquer la situation dans laquelle nous plonge le silence et le mépris de l'État à notre égard. Regardez ce qui se passe avec l'université et cette fameuse convention tripartite toujours pas signée à cause d'un mot… », reprend Jean Guy Talamoni.
Une « coordination » large bientôt créée
Coofficialité, foncier, évolution institutionnelle… Des thèmes chers aux nationalistes et qui font désormais consensus au sein de l'assemblée et de la population insulaire « mais que nous ne pouvons pas faire avancer davantage avec l'État ».
Plus de deux heures de prises de parole diverses qui, toutes, s'entendent sur un point : la nécessité de faire évoluer les choses, « peut-être en faisant en sorte qu'une délégation d'élus de l'assemblée de Corse obtienne un entretien avec le président de la République », suggère Vincent Carlotti.
Si la proposition de l'ancien vice-président de l'assemblée régionale a connu des échos favorables dans l'assistance, d'autres estiment qu'il faut aller vite, à l'image de Pierrot Poggioli,« en redonnant la parole au peuple, en l'informant à travers une communication faite par tracts ou affiches, en organisant une manifestation. Il faut montrer à l'État que nous sommes tous prêts à aller jusqu'au bout, mais sans qu'il y ait d'incident ».
De suggestion en suggestion, une seule proposition a finalement été actée, celle de créer une « coordination ». Une idée déjà à la base du collectif Simu di stu paese faisait remarquer Maxime Poli, l'un des responsables de Ghjuventù indipendentista, « à la différence près que nous souhaitons avoir une représentation plus large qu'au sein du collectif, où l'on retrouve principalement des organisations nationalistes », devait lui répondre Jean-Guy Talamoni.
Car le but est bien de susciter une grande mobilisation en s'appuyant sur une articulation regroupant à la fois les élus de l'assemblée de Corse et la société civile, « à l'image de ce qui s'est passé pour les arrêtés Miot. Il faut peut-être renouveler une articulation de cette nature ». La réunion s'est achevée sur le principe d'une seconde rencontre sous quinzaine afin de valider les premiers principes de cette coordination et de mettre au point un calendrier de travail.

*Parmi les personnes et organisations présentes : A chjama naziunale, Rinnovu naziunali, STC, GI, APC, I verdi corsi, Ligue des droits de l'homme, Femu a Corsica, Vincent Carlotti, Jean Charles Orsucci, Jean Baptiste Luccioni, Joseph Colombani, U Levante…